Bernard Hinault, le campionissimo français (1)

Partie 1 : une arrivée très rapide au sommet

1954 aura été une grande année pour le cyclisme français, avec la plus belle saison de Louison Bobet, vainqueur du Tour de France et du championnat du monde, mais aussi parce qu’elle vit la naissance  (14 novembre 1954 à Yffiniac dans les Côtes d’Armor) de celui qui allait devenir le campionissimo français, Bernard Hinault.  Ce dernier en effet, domina le cyclisme mondial à la fin des années 70 et  au début des années 80 comme aucun autre coureur ne l’avait fait, à part  Eddy Merck une dizaine d’années auparavant. En outre, à la différence du grand champion belge, Bernard Hinault se retira de la compétition, à l’âge de 32 ans (9 novembre 1986), en étant toujours au sommet de son sport. Et parler de sommet n’est pas un vain mot, puisqu’il remporta sa dernière vraie course, la Coors Clasic aux Etats-Unis, et  termina cette année-là  à la deuxième place  du Tour de France, avec le maillot de meilleur grimpeur sur le dos. A ce propos, tout le monde se rappelle cette fameuse ascension de l’Alpe d’Huez en compagnie de Greg Le Mond, son équipier américain de la Vie Claire qui portait le maillot jaune, ascension qu’ils terminèrent la main dans la main après avoir laissé la concurrence jouer le rôle de comparse.  Certes il fut plus fort encore, beaucoup plus fort même en maintes autres occasions dans sa carrière, mais si j’ai parlé en premier de cet exploit c’est pour bien montrer que quelques mois avant sa retraite définitive, « le Blaireau » comme on l’a surnommé était encore un très grand coureur, capable de gagner le Tour de France, ce qu’il aurait réussi à faire sans un de ces péchés d’orgueil dont les supers champions sont coutumiers.

Voilà pour le décor de cet article que j’écris avec infiniment de plaisir, tellement Bernard Hinault fut pour moi une idole absolue dans les années 80, peut-être même l’homme qui m’a le plus impressionné depuis le temps que je m’intéresse au sport. J’avais tellement d’admiration que je souffrais en même temps que lui, notamment dans les pires moments de sa carrière avec cette blessure due à ce maudit nodule derrière le genou droit, qui l’a privé de quelques grandes victoires supplémentaires même si cette blessure, pour grave qu’elle fût, ne lui fit pas perdre plusieurs saisons à l’âge de sa plénitude sportive. Mais avant de parler de sa carrière commençons par évoquer son enfance, qui fut sans histoire dans une famille d’agriculteurs bretons à Yffiniac. C’est là que le jeune Bernard fit ses premières armes comme cycliste sur un vélo qui servait aussi à son frère, en escaladant la dure côte de l’Eglise. C’est là aussi qu’il apprit la valeur de l’argent, puisqu’il paya son premier vélo avec son travail d’apprenti électricien. Cela lui permit aussi d’aller prendre sa licence au C.O. Briochin. Désormais sa voie était tracée : il sera coureur et voguera vers la gloire.

En 1972, il remporte son premier titre de champion de France, le Premier Pas Dunlop à Arras, le rêve de tous les jeunes débutants, et il ponctua sa saison en remportant 19 victoires. Il faut dire qu’Hinault avait la chance d’être extraordinairement doué pour le vélo, étant déjà à l’époque à l’aise dans les côtes, mais aussi contre-la-montre (victoire dans le Grand Elan Breton toutes catégories) et au sprint. Et quand on regarde l’histoire du vélo on se rend compte que rares, très rares, furent ou sont les coureurs capables de briller dans tous les domaines de la route. Ensuite, en 1973, il fit son service militaire dans l’infanterie de marine à Sissonne, et non au Bataillon de Joinville comme la logique l’aurait voulue. Et ce ne fut pas sans importance, car il revint de l’armée en ayant pris dix kilos superflus, alors qu’il s’apprêtait à passer professionnel l’année suivante.  Mais, comme il était encore très jeune, il ne passa pro qu’à la fin de l’année, après avoir terminé deuxième de la Route de France, et avoir été champion de France de poursuite et champion de Bretagne du kilomètre.

C’est sur les conseils de Robert Le Roux, animateur du C.O. Briochin, qu’il alla rencontrer l’ancien champion du Monde Jean Stablinski, directeur sportif de l’équipe Gitane, qui l’engagea aussitôt et lui fit faire ses premiers pas en professionnels en 1974, le temps de terminer second de l’étape contre-la-montre et cinquième au classement final de la réputée Etoile des espoirs. Pour un coup d’essai, c’était un coup de maître, et la promesse que la France tenait avec lui le successeur de Louison Bobet et Jacques Anquetil. Ce fut aussi une année très positive pour B. Hinault…parce qu’il se maria avec Martine. En revanche sa saison 1975 sera chaotique, faute d’avoir eu la chance qu’on lui fixât des objectifs précis, ce qui ne l’empêchera pas de terminer à la sixième place du Grand prix des Nations, qui était à l’époque le véritable championnat du monde contre-la-montre. Heureusement pour lui, en 1976, Bernard Hinault rencontre Cyrille Guimard et ce sera le début d’une association glorieuse qui durera jusqu’en 1983. Avec Guimard, Bernard Hinault va apprendre son métier, et notamment apprendre à courir. Guimard de son côté sentait qu’il tenait un joyau comme en rêve chaque directeur sportif. Et, dès 1976, Hinault collectionna les victoires dans les courses françaises, par exemple le Tour du Limousin, le Tour de l’Aude, ou encore Paris-Vimoutiers, sans oublier un nouveau de titre de champion de France de poursuite.  Il se paiera même le luxe de disputer au grand Merckx la place de cinquième au championnat du monde d’Ostuni remporté par Maertens.

L’année suivante, 1977, allait être celle de la consécration au plus haut niveau. Après s’être classé sixième de Paris-Nice, il va remporter en solitaire sa première grande classique, Gand-Wewelgem, après trente kilomètres d’échappée en solitaire.  Quelques jours plus tard il s’impose dans Liège-Bastogne-Liège en battant au sprint son compagnon d’échappée Dierickx, après que les deux hommes eurent éliminés des coureurs comme Merckx, De Vlaeminck, Maertens ou Thurau. Excusez du peu ! Cette fois plus de doute, la France tenait son nouveau crack.  Et pour bien montrer qu’il était un coureur complet il allait s’imposer dans le Dauphiné Libéré à l’issue d’une épreuve où il battra à la régulière les deux derniers vainqueurs du Tour de France, Van Impe (1976) et Thévenet (1975), non sans s’être fait une énorme frayeur dans la descente du col de Porte. Je m’en souviens comme si c’était hier, car l’épreuve était retransmise à la télévision. Hinault détaché après être passé en haut du col de Porte avec 1mn 40s d’avance sur Thévenet et Van Impe, rata un virage et tomba dans un ravin.

La peur en direct, d’autant que chacun des amoureux du vélo pensa immanquablement à la chute, dans le Tour de France 1960, d’un autre super crack fauché à l’orée de sa carrière, Roger Rivière. Heureusement, Hinault s’en sortit avec des ecchymoses, les branches ayant stoppé sa chute, alors que le vélo était tout en bas. Il repartit tout de suite après, et même en frisant la crise de nerf dans la montée de la Bastille, il finit par s’imposer avec 1mn20s d’avance sur Van Impe, et remporta son premier Dauphiné. Au passage, il faut souligner qu’il avait déjà remporté au sprint la première étape devant Eddy Merckx. Du coup chacun se disait que notre nouveau héros pouvait s’imposer dans le Tour de France, mais Guimard, voulant ménager son diamant, refusa qu’il y participe, laissant le champ libre à Thévenet. Il finira la saison en terminant huitième du championnat du monde, piégé par Moser et Thurau, mais remportera le Grand prix des Nations en pulvérisant tous ses adversaires, dont Zoetemelk second à plus de trois minutes et Thévenet à huit minutes et demie. Quelle saison !

Et nous voilà arrivés en 1978, année qui allait être celle de la confirmation. On savait à présent qu’Hinault était un fuoriclasse comme disent les Italiens. C’était déjà un super rouleur, il avait montré ses aptitudes en montagne en dominant au Dauphiné des grimpeurs du calibre de Van Impe et Thévenet, et il avait prouvé aussi qu’il était très rapide au sprint, capable de battre n’importe qui à l’emballage final. Restait à vérifier qu’il avait la résistance pour remporter un grand tour. Et cela tombait bien puisqu’il allait s’aligner à la Vuelta et au Tour de France.  Son début de saison avait commencé doucement avec une deuxième place à Paris-Nice, une des rares courses qu’il n’a pas remporté, et une victoire dans le Critérium National. Puis arriva la Vuelta…qu’il écrasa de toute sa classe, à la fois dans les contre-la-montre et en montagne. Il venait de remporter son premier grand tour, et cette fois nous avions bien confirmation qu’il était devenu un très grand coureur. Il lui fallait simplement confirmer dans le Tour de France, après avoir conquis comme à la parade un titre de champion de France.

Et il allait le remporter ce Tour, et de quelle manière ! D’abord cette victoire était tout sauf un évènement, mais des évènements il allait y en avoir ailleurs que dans la course elle-même. Tout d’abord en raison d’une grève restée célèbre à Valence d’Agen, où le maire (J.M. Baylet) alla jusqu’à insulter Hinault, invitant le public à faire de même, ce qu’il ne fit pas trop heureux de voir les coureurs de très près. Résultat, l’étape fut annulée, et le public avait vécu des moments inoubliables. En revanche les organisateurs apprécièrent moins, et tinrent Hinault pour responsable de ce mouvement. Ensuite, second épisode, ce fut la fameuse tentative de tricherie de Pollentier, le maillot jaune, au contrôle antidopage, qui lui valut l’exclusion immédiate du Tour, lequel à partir de là ne pouvait plus échapper à Hinault en raison de sa supériorité contre-la-montre. Cette fois le doute n’était plus permis sur l’avenir de Bernard, sauf à savoir jusqu’où il se situerait en fin de carrière par rapport à Coppi, Anquetil ou Merckx.

L’année 1979 verra la confirmation de la très grande classe du « Blaireau ».  Après un début de saison moyen, il s’imposa facilement dans la Flèche Wallonne, au sprint devant Saronni. Ensuite il écrasa de toute sa classe le Dauphiné, puis de nouveau le Tour de France, en s’offrant un show avec Zoetemelk sur les Champs Elysées. Il terminera l’année par une victoire dans le Grand prix des Nations, devant Moser, puis au Tour de Lombardie où il règlera au sprint son dernier accompagnateur, l’Italien Contini. Les Italiens venaient de découvrir un nouveau campionissimo, mais ce titre ils ne le lui attribueront qu’après avoir gagné le Giro.  Et justement Guimard a fixé début 1980 trois objectifs à Hinault, à savoir le doublé Giro-Tour, et le championnat du monde à Sallanches sur un circuit qui ne pouvait que lui convenir. Cela dit, entre Hinault et Guimard, il commençait à y avoir du tiraillement…parce qu’Hinault ne s’entraînait pas suffisamment au gré du directeur sportif.

Après une cinquième place à l’Amstel, et une quatrième sur le vélodrome de Roubaix, puis une troisième à la Flèche Wallonne remportée par Saronni, Hinault et Guimard se demandaient quand le Blaireau allait en gagner une belle. Mais, comme Coppi ou Jacques Anquetil en leur temps, Hinault n’était jamais aussi fort que quand il devait démontrer qu’il était le meilleur. Et il allait réaliser, presque par hasard, un de ses plus beaux exploits qui lui laissera un souvenir magnifique sur le plan sportif, mais douloureux pour le restant de ses jours puisque le froid ce jour-là lui a gelé l’extrémité d’un doigt. Dans cette course, Liège-Bastogne-Liège la doyenne des classiques, nombre de coureurs ont abandonné très tôt tellement le temps était mauvais (Saronni, Van Impe, Baronchelli, Pollentier etc.), ce qu’Hinault avait aussi envie de faire. Cent dix abandons après deux heures de course ! Et puis, après avoir changé de vélo et pris des vêtements secs, le Blaireau entra en action et se retrouva seul à 80 km de Liège pour l’emporter avec plus de neuf minutes d’avance sur le second, Kuiper. Vingt et un coureurs seront à l’arrivée de cette course dantesque. Hinault était bien le nouveau Coppi ou le nouveau Merckx.

Il le prouvera en remportant son premier Giro aussi facilement que le Tour de France de l’année précédente, grâce notamment à un numéro d’anthologie avec Bernaudeau, les deux hommes étant partis de loin dans l’étape du Stelvio.  Les Italiens, pourtant très chauvins, n’en reconnaissaient pas moins en Hinault un nouveau champion digne du grand Coppi. Il ne lui restait plus qu’à l’imiter en réalisant le doublé avec le Tour de France, ce dont personne ne doutait. Hélas pour lui, il dut s’éclipser en catimini le soir de l’étape à Pau, laissant Zoetemelk remporter enfin le Tour  de France, par la faute d’une douleur à un genou qui allait être presqu’aussi célèbre que le nez de Cléopâtre. Heureusement, deux mois plus tard, il réalisera ce que tout le monde considère comme son chef d’œuvre avec le championnat du monde à Sallanches où, là aussi, il allait écrabouiller ses adversaires. Que pouvait-on faire contre un tel adversaire ? Rien. Qui pouvait le battre en étant motivé pour la victoire ? Personne.

Et nous nous retrouvons en 1981, alors qu’Hinault était dans sa vingt-septième année, l’âge de la plénitude. Résultat, avec une équipe rajeunie autour de lui, le Blaireau allait remporter trente deux succès, et pas n’importe lesquels. Il est vrai qu’il avait le maillot de champion du monde sur les épaules, ce qui ne pouvait que l’inciter à se montrer à son meilleur niveau. Après des débuts en douceur, il s’engagea dans le Critérium International bien décidé à le remporter. Il y parviendra au-delà de toute espérance puisqu’il s’imposera dans les trois étapes. Ensuite il se présenta au départ de l’Amstel sans grande ambition, presque décontracté Quelques 250 km plus tard, il réglait au sprint un peloton comprenant De Vlaeminck, De Wolf, Pevenage, Raas et Kelly. Rien que ca ! Mais ce n’était qu’un hors-d’œuvre pour lui, car il voulait gagner Paris-Roubaix. Et malgré trois chutes, dont une à cause d’un petit chien qui traversait la route, Hinault s’imposa au sprint, en prenant la tête aux 400 mètres et résistant jusqu’au bout à De Vlaeminck, encore lui, ou encore De Meyer et Moser. Allait-il se mettre à aimer les pavés ? Non, dit-il, le pavé qu’on lui a donné sur le podium étant destiné à se trouver sur un meuble dans la cave.

La suite de sa saison allait se poursuivre de triomphes en triomphes, d’abord au Dauphiné, puis sur les routes du Tour de France où l’opposition capitula avant même le départ, remportant pas moins de cinq étapes. Il était vraiment au sommet du cyclisme, et l’on commençait à se demander s’il y avait déjà eu un coureur capable d’être le meilleur contre-la-montre, de lâcher les meilleurs grimpeurs en montagne, et de battre les meilleurs sprinters lors d’une arrivée au sprint ? En revanche il lui arrivait en course d’avoir des absences, comme par exemple au championnat du monde où, piégé par ses adversaires principaux, il fut contraint à une chasse solitaire de 24 km…qui lui coûta le titre, car sans cette poursuite il aurait à coup sûr battu au sprint Saronni et Maertens le vainqueur.  Mais cette défaite, pour bête qu’elle fût, allait sceller la désunion dans le couple Guimard-Hinault, le premier prétendant que le second n’était pas « un grand stratège », et « qu’il faut toujours être derrière lui pour qu’il ne fasse pas d’erreurs », le second n’appréciant pas cette remarque assassine.

Arrive l’année 1982, avec quelques modifications importantes dans l’équipe, notamment la promotion de Bernard Quilfen, ancien coéquipier, dans l’encadrement de l’équipe, et l’entrée de quelques jeunes coureurs prometteurs comme Jules, Gayant, et un certain Laurent Fignon. Objectif cette année encore, le doublé Giro-Tour. Hinault ne pensait qu’à ça, mais continuait de se quereller avec Guimard pour son manque d’investissement à l’entraînement. Résultat, sa première grande victoire il ne la remporta qu’au Tour de Romandie, ce qui était bon signe pour le Giro qu’il allait gagner en grand champion, sans avoir réellement été inquiété tellement il était fort. Mais ses relations se tendaient de plus en plus avec Guimard, les deux hommes ne se supportant plus, sauf pour partager les lauriers des succès. Et succès il y aura au Tour de France qu’Hinault survolera, ses rivaux ayant déjà abdiqué dès le franchissement des Pyrénées. Cela dit, pour que son triomphe fût encore plus retentissant, il allait battre au sprint tous les routiers-sprinters à l’arrivée sur les Champs-Elysées. Bernard Hinault était à ce moment dans la meilleure période de sa carrière, et cela promettait pour la suite…sauf que les ennuis allaient commencer, ou plutôt recommencer, pour lui dans la première moitié de la saison 1983, juste après une victoire arrachée au Tour d’Espagne au point de ne plus pouvoir courir le reste de la saison.

Pour mémoire on rappellera qu’Hinault était arrivé au départ de cette Vuelta mal préparé (souffrait-il déjà de son genou à l’entraînement ?), et que ses performances allaient s’en ressentir jusqu’à l’étape contre-la-montre en côte de Panticosa. Ce jour-là en effet, Hinault fit sans doute la pire contre-performance de sa carrière, terminant neuvième de l’étape, ce qui le rejetait à plus de trois minutes du leader espagnol Lejaretta. Toutefois cet échec cuisant provoqua un  véritable conseil de guerre des coureurs de l’équipe Renault entre eux (donc sans Guimard), avec pour porte-parole Maurice Le Guilloux, qui n’adressait plus la parole à Guimard depuis longtemps, lequel demanda à ses équipiers de se rallier à l’opinion de Laurent Fignon, ce dernier souhaitant qu’on attaque les Espagnols tous les jours, pour les affaiblir avant la montagne, tactique qui permit quelques jours plus tard  à Hinault d’écraser tout le monde vers Avila…avec l’ardente complicité de Fignon.

Mais si Hinault avait remporté la Vuelta, ce fut au prix de souffrances terribles, notamment lors de la dernière étape, au cours de laquelle il eut la chance que ses adversaires ne l’attaquent pas, car il n’aurait pas pu répondre. Il lui fallait donc s’astreindre au repos, gommant de son programme le Dauphiné Libéré, avant de décider, après une fausse rentrée au Tour du Luxembourg (abandon à l’issue de ma première étape), de ne pas participer au Tour de France. Cependant, malgré le repos, le nodule et la douleur au genou étaient toujours-là, ce qui incita Hinault à se faire opérer, le Blaireau étant impatient de savoir de quel mal exactement il souffrait, décision prise après un désormais fameux critérium à Callac qu’il ne pourra même pas terminer. On sut plus tard qu’il s’agissait d’une synovectomie du genou droit, opération qui se passera pour le mieux, même si Hinault après 1983, ne sera plus tout à fait le Bernard Hinault d’avant.

Michel Escatafal

Publicités


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s