PSG : qui pour céder la place à Wenger dans un an?

makeleleJe ne sais pas ce qui se passe au PSG, mais il faut reconnaître que son image est en train d’en prendre un coup. Comment un club qui est prêt à payer très cher un entraîneur, et qui dispose de moyens quasiment illimités pour recruter, comment en effet pareil club n’arrive pas à trouver un entraîneur de renom ? Je ne suis pas dans le secret des dieux, mais si le motif est bien ce que disent les organes de presse, à savoir le refus de faire un intérim d’un an pour laisser la place à Arsène Wenger, cela paraît presque une bouffonnerie.

En effet, comment imaginer qu’un entraîneur qui a gagné une ou plusieurs coupes européennes, donc un technicien côté, puisse être d’accord pour venir effectuer un simple intérim, en sachant que même en obtenant les meilleurs résultats, par exemple un triplé français assorti d’une demi-finale de Ligue des Champions, il devra céder la place. Vous me direz que si cet entraîneur mène l’équipe au titre de champion de France et remporte les deux coupes nationales, plus une belle performance européenne, il pourra toujours espérer conserver sa place. Certes, mais s’il n’est « que » champion de France et quart de finaliste de la Ligue des Champions, il est certain d’être viré, quelle que soient les prestations que son équipe fournira. Reconnaissons que même en étant un supporter du club, et c’est mon cas depuis bien longtemps (l’époque Hechter), on ne peut qu’être d’accord avec le refus de techniciens comme Benitez, qui a, rappelons-le, un palmarès infiniment supérieur sur le plan européen à celui d’Arsène Wenger.

Au fait pourquoi la présence d’Arsène Wenger comme coach du PSG fait-elle tellement envie aux décideurs qataris ? C’est une énigme pour les gens comme moi, qui ignorent évidemment les motivations réelles des patrons du club parisien. Oui je dis bien une énigme, parce que je ne vois pas ce qu’a de plus un Wenger par rapport à des Benitez dont j’ai déjà évoqué le nom, Hiddink, Capello, Rijkaard ou même Villas-Boas, sans parler de Di Matteo qui, ne l’oublions pas, a permis à Chelsea de réaliser enfin le rêve de son président, R. Abramovitch, rêve que Mourinho ou Scolari n’avaient pas pu lui apporter, à savoir gagner en 2012 la Ligue des Champions. Certes je ne dis pas qu’Arsène Wenger n’est pas un très bon technicien, mais force est de reconnaître qu’il n’a jamais eu depuis ses débuts à Arsenal en 1996 la pression inhérente à certains gros clubs comme le Real ou le Barça. Aurait-il réussi par exemple à Chelsea ? Nombre d’entre nous en doutent malgré ses titres ou ses doublés (coupe-championnat) en Angleterre, malgré aussi sa finale en Ligue des Champions contre le F.C. Barcelone (2006).

Peut-être a-t-il pour lui de rester très longtemps dans les clubs où il arrive, ce qui doit impressionner les dirigeants qataris. En effet, il est resté sept ans à Monaco entre 1987 et 1994, où il fut démis de ses fonctions en fin d’année, donc à mi-saison, pour mauvais résultats, après avoir exercé à l’AS Nancy-Lorraine entre 1984 et 1987, où il obtint des résultats honorables pour un club aux moyens limités. Il fut aussi entraîneur au Japon pendant deux ans, avant d’arriver à Arsenal où il aura fait l’essentiel de sa carrière. A ce propos, comment se fait-il, alors qu’il ne lui reste qu’un an de contrat, et qu’il n’a rien gagné depuis huit longues années (Cup en 2005), oui comment se fait-il qu’il n’ait pas résilié son contrat avec les Gunners pour s’engager au PSG, alors que la place allait être libre avec le départ d’Ancelotti ? Encore une énigme pour ceux qui suivent le football d’un peu près!

Voilà quelques réflexions toutes personnelles, mais certainement de bon sens, sur cette recherche sans succès d’un entraîneur pour le Paris Saint-Germain. Cela dit, comme les choses peuvent aller très vite, si cela se trouve on nous annoncera aujourd’hui ou demain l’arrivée de celui qui aura bien voulu s’asseoir sur le poste a priori réservé à Wenger pour l’année prochaine. Au fait, est-ce bien sûr que Wenger sera libre l’an prochain ? Apparemment l’actuel président d’Arsenal pense qu’il renouvellera son contrat l’an prochain, ce qui ne me ferait aucune peine si un Lippi ou un Rijkaard devait arriver à Paris…à moins que ce ne soit Claude Makelele  qui devienne entraîneur, ce qui ne serait pas une première dans le football français. En effet, après avoir joué entre 1937 et 1950 au Stade de Reims, Albert Batteux en est devenu à la fin de sa carrière l’entraîneur, faisant du club un vainqueur de la Coupe Latine (1953), ancêtre de la Coupe des clubs champions, et un finaliste à deux reprises (1956 et 1959) de cette même Coupe d’Europe qui allait devenir la Ligue des Champions (en 1992), sans oublier cinq titres de champion de France et une Coupe de France. Autre exemple emblématique, celui de Robert Herbin, joueur de l’AS Saint-Etienne entre 1957 et 1972, puis entraîneur de ce même club, avec qui il remporta à quatre reprises le championnat entre 1974 et 1981, plus trois Coupes de France, sans oublier évidemment la finale de la Coupe d’Europe en 1976 que l’ASSE aurait sans doute remportée sans une barre carrée et, plus encore,  la blessure de Rocheteau. Deux exemples à suivre pour Makelele…s’il finit par être l’élu des dirigeants du PSG, d’autant qu’il est quand même l’adjoint d’Ancelotti, et qu’il a, nous dit-on, le respect du vestiaire, acquis aussi grâce à son immense palmarès de joueur.

Michel Escatafal

Publicités


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s