Luis Ocaña, le Campeador de Mont-de-Marsan (partie 2)

Luis OcanaLe Tour de France 1971

Au départ de ce Tour de France 1971, Ocaña avait à sa disposition une équipe Bic très forte (Labourdette, le Danois Mortensen, Berland, Campaner, Genty, Grosskost, Letord, Vasseur et Johnny Schleck) qui supportait parfaitement la comparaison avec la Molteni de Merckx (Bruyère, Huysmans, Mintjens, Spruyt, Stevens, Sweerts, Van Schill, Van Springel et le Néerlandais Marinus Wagtmans). Cette équipe Bic prouvera sa valeur à maintes reprises, et saura tranquilliser son leader chaque fois que cela s’avèrera nécessaire, par exemple lors de l’incursion du Tour en Belgique, qui faisait très peur à quelques favoris, dont l’Italien Motta, le Portugais Agostinho et plus encore peut-être Ocaña. Ces favoris, sauf Agostinho et Bracke, nous allions les retrouver aux avant-postes  dès la deuxième étape entre  Mulhouse et Strasbourg, où Eddy Merckx, vainqueur devant De Vlaeminck, fit un travail tellement considérable que cent quinze coureurs terminèrent à dix minutes.

Après le passage en Belgique qui n’apporta finalement aucun changement parmi les candidats aux premières places, le Tour de France atteignit la station du Touquet, où les coureurs bénéficièrent de leur premier jour de repos, avec une situation très resserrée entre les premiers du classement général. Luis Ocaña, par exemple, accusait un retard de moins de cinquante secondes sur Eddy Merckx, ce qui était peu avant la première grande incursion en montagne entre Nevers et Clermont-Ferrand, comportant l’arrivée au sommet du Puy-de-Dôme.  Qu’allait-il se passer sur ces pentes à jamais célèbres depuis le fameux mano a mano entre Anquetil et Poulidor en 1964 ? Pas tout à fait ce qui était envisagé par de nombreux suiveurs, puisque sur une franche attaque de Raymond Delisle, puis ensuite de Tamames et Paolini, Merckx parut en difficulté. C’est le moment que choisit le jeune Bernard Thévenet pour attaquer à son tour, avec Ocaña dans son sillage. Et, ô surprise, Merckx semblait « planté » sur son (trop) gros développement, et ne put accompagner ses rivaux.

Un peu plus haut, Thévenet et Ocaña rejoignirent Tamames et Paolini, et les laissèrent sur place, avant qu’Ocaña ne place une accélération qui le mit en un instant hors de portée de ses adversaires. L’Espagnol de Mont-de-Marsan s’envola au milieu de l’épais brouillard qui dissimulait le sommet, et s’il ne creusa pas un écart considérable (7 secondes sur Zoetemelk et 13 sur Agostinho), il parvint à reprendre une quinzaine de secondes à Merckx, qui s’était bien repris dans le dernier kilomètre et qui conservait ainsi son maillot jaune. Il n’empêche, cet épisode ne faisait qu’accroître la confiance d’Ocaña, lequel se disait qu’avec les Alpes, puis ensuite les Pyrénées à venir, ses chances de gagner devenaient réelles, étant entendu qu’il perdrait au maximum 30 ou 40 secondes sur le champion belge le dernier jour contre-la-montre entre Versailles et Paris, sur une distance de 53 km.

La suite allait être encore plus favorable pour  notre Landais d’adoption, puisque dans la dixième étape, Saint-Etienne – Grenoble, Merckx creva dans la descente du col du Cucheron alors qu’il n’avait plus d’équipier autour de lui, ces derniers s’étant épuisé à chasser depuis la Croix Bayard Désiré Letord, envoyé en éclaireur par le directeur sportif des Bic, Maurice de Muer, pour préparer une offensive de Luis Ocaña. En fait cette crevaison allait chambouler les plans de l’équipe Bic, même si elle avait atteint son objectif en isolant complètement Eddy Merckx, car au moment où le coureur belge zigzaguait dangereusement à cause de sa crevaison avant même de poser les pieds au sol, Ocaña passa aussitôt à l’offensive accompagné de Thévenet, Petterson et Zoetemelk, les quatre hommes terminant aux quatre premières places, la victoire revenant à Bernard Thévenet. Merckx de son côté arrivait 1mn 36s après le quatuor de tête, et perdait son maillot jaune au profit de Zoetemelk, qui devançait Ocaña d’une petite seconde, mais pour ce dernier l’essentiel était que Merckx fût derrière lui au classement général. Et tout cela grâce à un incident mécanique, ce qui à l’époque n’a offusqué personne…contrairement à ce que l’on a pu entendre en 2010 dans le Port de Balès, où Andy Schleck eut un incident mécanique au plus mauvais moment, ce qui profita à Contador.

A ce moment la plupart des suiveurs étaient partagés sur l’issue de ce Tour 1971, beaucoup voyant dans cet épisode un signe que Merckx pouvait le perdre, alors qu’il lui était destiné quelques jours auparavant. C’était l’avis de Louison Bobet, qui, en outre, appréciait au plus haut point le spectacle dans la mesure où celui-ci retrouvait une part d’incertitude, après deux années d’outrancière domination du « Cannibale ». Le triple vainqueur du Tour allait vite avoir confirmation que Merckx était vulnérable. Il suffisait d’attendre le lendemain dans l’étape menant les coureurs de Grenoble à Orcières-Merlette, qui restera pour l’éternité comme un des plus beaux moments de l’histoire du Tour de France. Ce jour-là, en effet, Ocaña allait nous offrir un morceau d’anthologie digne du meilleur Fausto Coppi, celui des Tours de France 1949 et 1952 ou du Giro 1953. Et si nous faisons cette comparaison, c’est parce que Luis Ocaña  allait mettre à genoux le grand Eddy Merckx lui-même, coureur au palmarès déjà exceptionnel à cette époque.

Cette étape mérite d’être contée par le menu. La course démarra dès le kilomètre 13, à la sortie de Grenoble où se dresse la célèbre côte de Laffrey, qui allait imposer au peloton, fourbu par les efforts de la veille, un effort d’autant plus terrible que la canicule faisait déjà son œuvre sur les organismes. Cette chaleur n’empêcha pas Agostinho de démarrer dès les premiers hectomètres de la côte, suivant en cela les consignes de Géminiani qui dirigeait à l’époque l’équipe Hoover-De Gribaldy. Aussitôt Ocaña bondit dans sa roue suivi par Van Impe et Zoetemelk…mais pas par Merckx. De quoi donner à ces coureurs un moral à toute épreuve, notamment Ocaña, qui assurait un train d’enfer sans demander le moindre relais à ses accompagnateurs.

Ceux-ci déposèrent les armes un à un dans le col du Noyer, le dernier lâché étant Lucien Van Impe, remarquable grimpeur belge, six fois vainqueur du Grand prix de la Montagne dans le Tour de France et vainqueur du classement général en 1976. Du coup Ocaña se trouvait seul alors qu’il restait encore 70 km à parcourir, mais à ce moment le fier hidalgo de Mont-de-Marsan ne sentait plus les pédales. De son propre aveu il volait littéralement, comme si à travers cette chevauchée fantastique il réalisait son rêve d’enfant, oubliant du même coup tout ce qu’il avait enduré comme échecs ou déboires avant d’en arriver là, effaçant aussi l’impression d’invincibilité attachée à la personne d’Eddy Merckx. Cette fois le « Cannibale » était à sa merci, et il fallait l’éliminer définitivement de la course au maillot jaune. La mission fut accomplie à la perfection, Ocaña ralliant l’arrivée au sommet d’Orcières-Merlette avec 5mn 52s d’avance sur Van Impe, et 8 mn 42s sur un Merckx au visage marqué comme jamais, accompagné de Zoetemelk, Petterson et Labourdette, équipier de Luis Ocaña .

Ocaña avait-il gagné le Tour de France ? Sans doute car, sauf accident, il était impossible, compte tenu de la supériorité de l’Espagnol en montagne, que le super champion belge puisse rattraper un retard au classement général de 9 mn 46 s. En tout cas il avait remporté une bataille somptueuse, qui ne laissait aucun doute sur la suprématie qui était la sienne sur l’ensemble du peloton, un peloton qui aurait été complètement décimé (60 coureurs éliminés) si les organisateurs n’avaient pas décidé de ramener les délais d’élimination de 12 à 15%. Cependant, avec Eddy Merckx, il fallait toujours se méfier, car si admettre une défaite, aussi lourde soit-elle, lui paraissait acceptable, il n’était pas question de se rendre sans combattre. Et il allait le prouver lors de l’étape suivante, ce qui offrit au Tour de France une nouvelle journée exceptionnelle.

La riposte avait été préparée le lendemain de l’arrivée à Orcières-Merlette, pendant la journée de repos, par le directeur sportif du « Cannibale », Guillaume Driessens, le but étant de mettre au point une stratégie destinée à déstabiliser Ocaña, moins habitué que Merckx à la pression imposée par le maillot jaune. La meilleure preuve qu’Ocaña n’imaginait pas qu’il pût se passer quelque chose entre Orcières et Marseille, nous la retrouvons dans le fait qu’il faillit manquer le départ à cause des multiples interviews auxquelles il se crut obligé de répondre. C’était oublier qu’il avait en face de lui un combattant exalté, résolu et irréductible, qui avait élaboré un plan diabolique qui pouvait lui permettre, en cas de réussite, de rattraper une partie de son retard, et surtout d’atteindre le moral de son rival. Ce plan consistait à lancer à fond l’étape dès les premiers hectomètres à la faveur des six kilomètres de descente du sommet de Merlette au lieu-dit Les Granauds, la pente devenant beaucoup plus douce par la suite. Ce fut Wagtmans, intrépide descendeur, qui fut désigné pour sonner la charge avec dans son sillage toute l’équipe Molteni, plus quelques coureurs comme Aimar, lui aussi excellent descendeur, et un seul coureur de l’équipe Bic, Désiré Letord. Mais où était le maillot jaune ? A l’arrière tout simplement, d’autant qu’après trois kilomètres de descente l’Espagnol Zubero tomba devant lui, ce qui contraria quelque peu la mise en place de la poursuite.

Celle-ci allait durer pendant cinq heures, en fait jusqu’à l’arrivée sur le Vieux-Port, l’écart entre le groupe de tête et celui du Maillot jaune oscillant entre une et deux minutes pendant près de 250 km. L’allure de cette étape fut tellement folle que l’arrivée se déroula presque sans spectateurs, les coureurs ayant une demi-heure d’avance sur le meilleur horaire prévu. Pour l’anecdote, le vainqueur de cette étape ne sera pas Eddy Merckx, bien qu’il l’eût amplement mérité, mais l’Italien Armani qui le devança d’un pneu sur la ligne. Résultat, Merckx avait repris 1mn 56s à son rival espagnol, ce qui fit dire à nombre de suiveurs qu’en fait le Belge avait remporté une victoire à la Pyrrhus, dans la mesure où il était encore à 7 mn 34 secondes d’Ocaña au classement général, sans parler de la débauche d’efforts qu’il s’était imposé et avait imposé à son équipe, alors que l’équipe Bic avait pu compter sur l’aide, ô combien précieuse, des Fagor-Mercier qui défendaient le maillot vert de Cyrille Guimard….dont l’adversaire principal était précisément Eddy Merckx. A noter que cinquante coureurs n’ayant pu suivre le train infernal des deux groupes antagonistes allaient frôler l’élimination !

Le Tour était-il fini cette fois après ce magnifique baroud d’honneur d’Eddy Merckx et des Molteni ? Certainement…sauf accident, impression confirmée par l’étape contre-la-montre du lendemain entre Albi et Revel sur une distance de 16 kilomètres. En effet, si Merckx remporta l’étape, il ne reprit que 11 secondes au porteur du maillot jaune, celui-ci devançant dans l’ordre Grosskost, Guimard et Bracke. Plus que jamais, surtout avec les Pyrénées à venir, Ocaña sentait la victoire à sa portée, alors que Merckx savait au fond de lui-même qu’il était battu. Il le savait tellement, que ne supportant pas l’idée de la défaite il chercha une mauvaise querelle à son adversaire, affirmant que celui-ci avait été avantagé par la présence à ses côtés d’une voiture de la télévision, ce qui était faux, et prétendant qu’une moto arrêtée dans un virage avait été tout près de le faire tomber. Autant d’arguties inutiles et indignes d’un grand champion, qui refusait d’admettre qu’il était en train de se faire battre par plus fort que lui. En outre cela ne faisait que contribuer à accentuer l’animosité des Français à l’égard de Merck, et, par voie de conséquence, à installer encore un peu plus « l’Ocamania » dans notre pays, les Français étant vexés de voir un Belge écraser un à un tous les coureurs français ( Pingeon, Poulidor, Aimar…) dans le Tour de France et ailleurs.

Pourtant Ocaña ne remportera pas ce Tour, par la faute des dieux qui déclencheront une tempête dans la descente du col de Mente, après que le coureur castillan eut réprimé, avec une extrême facilité, une attaque désespérée de Merckx dans la montée. Attaque qui démontrait à quel point était grande la supériorité d’Ocaña dès que la route s’élevait. Ce dernier s’était d’ailleurs promis de régler définitivement son compte à son rival dans le col du Portillon, précédant l’arrivée à Luchon. Hélas pour lui, son Tour de France allait s’achever dans cette maudite descente, par la faute des dieux certes, mais surtout par la faute involontaire d’Eddy Merckx lui-même. En effet, alors qu’un énorme orage venait d’éclater dans la montagne, où pluie et grêle se mêlaient transformant la route en patinoire, Merckx dérapa dans un virage et tomba…entraînant dans sa chute Ocaña.

Merckx se releva prestement après avoir remis sa chaîne en place, Ocaña faisant de même. Mais, par précaution, Ocaña choisit de changer la roue arrière que lui tendait Maurice de Muer. L’opération se déroula parfaitement, sauf qu’au moment de repartir, arriva Zoetemelk incapable de s’arrêter avec son pneu avant crevé, percutant de plein fouet le coureur de Mont-de-Marsan. Touché aux reins, le porteur du maillot jaune se retrouvera un peu plus tard à l’hôpital de Saint-Gaudens. Le Tour avait basculé sur un coup du sort, preuve que rien n’est fini avant d’avoir franchi la ligne d’arrivée. Cet épisode dramatique allait déclencher une cabale anti-Merckx aussi stupide que vaine, certains « supporters » d’Ocaña allant jusqu’à cracher sur le coureur belge dans l’ascension des cols. Ah, les soi-disant supporters ! Quel manque d’égards envers les coureurs, alors que ceux-ci se respectent entre eux ! La preuve, Merckx refusa de porter le maillot jaune lors de l’étape suivante par respect pour Ocaña, dont il avait provoqué bien involontairement le malheur. Cela dit, le comportement des « supporters » n’a guère changé depuis cette époque.

Pour revenir à ce Tour 1971, tellement extraordinaire à tous points de vue, le résultat final en est presque anecdotique. Ce fut Merckx qui l’emporta avec 9mn 52 s d’avance sur Zoetemelk et 11mn 06s sur Van Impe. Néanmoins, pour tout le monde, le vainqueur moral était Luis Ocaña, qui l’emportera deux ans plus tard, en 1973, sans avoir le plaisir de battre Merckx, absent cette année-là, qui avait préféré tenter et réaliser le doublé Vuelta-Giro. Le grand champion belge avait eu raison de ne pas venir affronter son rival espagnol dans ce Tour, car il aurait été laminé de la même façon que Thévenet, deuxième à plus d’un quart d’heure au classement général, Fuente et Zoetemelk, respectivement troisième et quatrième à 18 minutes, Van Impe terminant cinquième à plus de 26 minutes !

Oui, ceux qui n’ont pas connu cette époque doivent savoir que Luis Ocaña, dans ses moments de grâce, pouvait dominer Eddy Merckx dans un grand tour, comme il le démontra en 1971, à condition d’y arriver en bonne santé et d’être épargné par la malchance. Il était supérieur au Belge en haute montagne, et presque son égal contre-la-montre. C’est pour cela que j’ai écrit précédemment que Luis Ocaña me faisait penser à Hugo Koblet, seul authentique rival du meilleur Coppi au début des années cinquante, à peine moins fort que lui dans les cols, mais quasiment son équivalent contre-la-montre. Il y fait d’autant plus penser que, comme le fuoriclasse suisse, il donna l’impression de passer dans le cyclisme comme une étoile filante, avec la beauté et le romantisme qui s’y rattachent. Enfin, dernière similitude dramatique entre ces deux surdoués, ils eurent une vie aussi courte que leur carrière, Koblet étant décédé à l’âge de 39 ans, et Ocaña à 49 ans. Cela étant, le peu d’années qu’on les a vus sur un vélo sont largement suffisantes pour que leur nom figure au Panthéon des coureurs cyclistes.

Michel Escatafal.

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4 commentaires on “Luis Ocaña, le Campeador de Mont-de-Marsan (partie 2)”

  1. ladrondelagua dit :

    Au Stade Montois de cyclisme des années 60, il y avait quelques Espagnols de France,

    comme on nous appelait à l’époque; Ocaña, Manzano, Salvador, Sánchez, et quelques autres

    dont moi-même… Je courais en minimes quand Luis courait en cadets, car il était plus vieux

    que moi de deux ans… Mes parents ont aidé la famille de Luis à s’installer à Le Houga dans le

    Gers, dont je suis natif. Mes parents étaient des réfugiés républicains espagnols qui

    résidaient à Nogaro (Gers). Je n’ai jamais couru avec Luis en compétition, vu la différence

    d’âge, mais il nous faisait tirer la langue à l’entraînement, trois fois par semaine… Pourtant, à

    cette époque-là, ce n’etait pas Luis le cador du club, mais un dénommé, Manuel Manzano, qui

    était amateur et ensuite «indépendant» et qui aurait pu devenir un très bon professionnel s’il

    ne s’était pas fait naturaliser français… Le Service Militaire en France de deux ans coupa net

    sa carrière professionnelle ainsi que la malchance de connaître et de travailler avec Antonin

    Magne quand il était indépendant. Il avait des talents de grimpeur et d’attaquant que Poulidor

    découvrit lors d’un Bordeaux-Saintes mais que l’homme au béret noir et à la blouse blanche,

    ne sut pas apprécier à sa juste valeur en temps voulu… Certaines mauvaises langues ont

    ensuite dit que cela était bien fait pour lui et qu’il n’aurait pas dû se faire naturaliser français,

    ce que Luis et moi-même n’avons pas fait!

  2. Chouchou dit :

    Bel article de MSJ sur Ocaña (ainsi que Pervis et tant d’autres…).
    Quel plaisir de vous lire MSJ et Ladronde(…), mais dommage de ne plus pouvoir profiter de votre plume sur CA. En espérant vous retrouver bientôt sur le site.


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