Parker et Diaw, ces merveilleux ambassadeurs du sport français!!!

parker et diawEn pleine Coupe du Monde de football il faut un certain courage pour parler d’autre chose que football, mais c’est cela l’avantage d’avoir un site puisqu’on peut y écrire ce que l’on veut. Je vais toutefois dire deux mots de cette Equipe de France de football qui réalise un début de Coupe du Monde ébouriffant. Pour les plus anciens, cela leur rappelle le début de la Coupe du Monde en Suède (1958) avec beaucoup de buts marqués sous l’impulsion du duo Kopa-Fontaine. Certes nous n’avons pas dans cette équipe un pareil duo, mais notre équipe nationale dispose d’un collectif comme elle en a rarement eu, au point que le sélectionneur suisse et ancien entraîneur du Bayern, Hitzfeld, estime que la France est « l’une des équipes qui peuvent aller très loin dans ce tournoi », les Français étant pour lui « supérieurs à des équipes comme l’Angleterre et l’Italie ».

Il aurait pu ajouter qu’en fait notre équipe a été supérieure à toutes les autres à ce jour, sauf peut-être l’Allemagne, ce que confirme David Trezeguet en affirmant que « la France a été l’équipe la plus forte » jusque-là. On notera au passage que Benzema aurait pu être l’incontestable héros de la soirée s’il avait converti le pénalty accordé par l’arbitre en première mi-temps, et si ce même arbitre avait validé son but inscrit à la dernière seconde du match. Cela me fait penser au but refusé à Cisowski en 1956 contre la grande Hongrie de Puskas, Kocsis et Csibor, l’arbitre ayant sifflé la fin du match au moment où le ballon allait franchir la ligne de but. Dommage au passage qu’il n’y ait pas eu la Goal-Line Technology, parce que certains témoins pensaient que le but était valable ! Voilà pour la partie football, à la fois très actuelle et historique.

Et pour bien montrer qu’il n’y a pas que le football, je vais aussi écrire quelques mots sur le vélo, la saison de cyclisme battant son plein à l’approche du Tour de France. Un Tour de France où cette année on pourrait peut-être avoir un scénario très différent de celui de l’an passé, tant Alberto Contador semble avoir retrouvé de sa superbe. Le Pistolero est de retour, et c’est tant mieux pour le spectacle ! Cela dit, outre cette confirmation, il y a quand même eu les problèmes d’allergie de Froome qui ont fait couler beaucoup d’encre, parce que ce problème de santé au Tour de Romandie (qu’il a gagné) a été réglé avec diligence grâce à une Autorisation à usage thérapeutique (AUT) délivrée avec l’aval de l’UCI, et par la suite de l’AMA, sans que les règles écrites par l’UCI aient été vraiment respectées. C’est du moins ce que j’ai cru lire un peu partout.

Et cela me gêne énormément, parce qu’un coureur comme Franck Bouyer a été interdit de course pendant plus de deux ans, faute d’obtenir une AUT pour traiter la narcolepsie dont il souffre, le traitement figurant sur la liste des produits interdits. Comprenne qui pourra ! Je pourrais dire la même chose du contrôle positif de Contador pendant le Tour de France 2010, où l’on avait découvert une quantité infime de clembutérol dans ses urines le second jour de repos, tellement infime que les coureurs ou sportifs assurant avoir mangé de la viande contaminée après cet incident ont été blanchis. Contador lui a été suspendu deux ans suite à la demande de l’UCI et de l’AMA, et privé (sur les tablettes de l’UCI) de ses victoires notamment au Giro 2011, malgré aucun contrôle positif dans l’épreuve, et au Tour de France 2010. Comprenne qui pourra, là aussi ! Cela étant, pour les aficionados du vélo, Contador a remporté sept grands tours dont les deux épreuves que l’UCI et l’AMA lui ont retirés, alors que Riis, par exemple, a conservé le bénéfice de sa victoire dans le Tour de France 1996…malgré ses aveux de dopage. Comprenne qui pourra !

Comprenne qui pourra aussi, que les médias et ceux qui disent aimer le sport de compétition dans notre pays ne considèrent pas Tony Parker comme le sportif français numéro un. Que faut-il de plus pour admettre que ce qu’a fait Tony Parker, depuis bientôt 15 ans, est tout simplement extraordinaire? Et en plus c’est un fanatique du maillot bleu frappé du coq, allant même jusqu’à payer pour jouer dans notre équipe nationale. Qui peut en dire autant à part deux ou trois basketteurs comme Nicolas Batum ou Boris Diaw, ce dernier étant le complice de TP depuis 1998 ? Ce n’est pas la peine de donner la réponse, tellement nous la connaissons, sauf évidemment pour des sports peu ou pas du tout médiatisés, donc pour des champions totalement inconnus. Au passage, j’en profite pour souligner le remarquable état d’esprit de nos basketteurs vedettes, parce que même s’ils gagnent beaucoup d’argent rien ne les oblige à porter le maillot de l’Equipe de France, surtout au sortir d’une saison harassante dans un des championnats les plus importants du monde, tous sports collectifs confondus, plus particulièrement si leur franchise NBA est allée loin dans la course aux playoffs.

Tout cela pour dire que j’ai regardé les finales NBA, et que je me suis régalé, même si je ne connais pas ce sport sur le plan technique. J’ai notamment regardé les tous derniers matches sur beIN Sport en différé, parce que Parker et Diaw figuraient dans l’équipe, qui plus est en étant titulaires. A ce propos j’en profite pour écrire que, parmi la douzaine de Français en NBA, il y en a quatre ( Parker, Diaw, Noah, Batum) qui ont un temps de jeu important et sont de vrais stars, et un cinquième, Fournier, qui commence à se faire une place de choix dans son équipe (Nuggets de Dever). Pas mal pour un sport qui, en France, fait figure de parent pauvre dans les médias ! En tout cas, quelle magnifique Equipe de France si ces joueurs décident de jouer le prochain championnat d’Europe, peut-être en France, et ensuite les Jeux Olympiques à Rio de Janeiro ! Cependant il faut déjà savoir si Noah consentira à porter de nouveau le maillot bleu, comme en 2011, ce qui n’est pas sûr du tout, le fils de Yannick étant loin de faire de l’Equipe de France une priorité. Comme disent certains : « Plus américain que lui, tu meurs » ! Heureusement que les quatre autres ne sont pas comme lui, Parker, Diaw et Batum ayant été de toutes les dernières batailles de notre équipe nationale, laquelle, rappelons-le, sera en lice pour une médaille à Rio en 2016, au complet ou pas. Après tout elle a bien remporté le titre européen sans Noah, et Fournier cette année a semble-t-il franchi un cap avec les Nuggets en ayant marqué à deux reprises plus de 25 points…ce qui ne nous empêche pas de souhaiter que Joakim Noah participe aux Jeux Olympiques dans deux ans.

Cette projection sur l’avenir me permet de faire la transition avec ce que je voulais écrire à propos de Parker et Diaw. D’abord si, comme c’est vraisemblable, la France se qualifie pour les J.O. de 2016, elle sera très forte, je le répète, avec une motivation encore exacerbée de la part de Tony Parker et Boris Diaw, pour qui ce sera sans doute la fin de leur carrière internationale. Ensuite Batum et Fournier auront deux ans de plus et donc plus d’expérience. Donc on peut imaginer, sans trop rêver, que la France 2016 égale au moins celle de 2000 avec ses Rigaudeau, Sciarra, Sonko, Foirest, Bilba, Weis ou Julian. Notre équipe, en effet, surtout avec Noah, sera meilleure sur le papier que celle de 2000, alors que rien ne dit que les Américains de 2016 seront aussi forts que ceux de 2000. N’oublions pas qu’à un peu plus de 4 minutes de la fin de la finale des J.O. en 2000, les Français n’étaient menés que de 4 points, avant de s’incliner finalement de 10 points (85-75) ! N’oublions pas aussi que les Argentins, avec Ginobili (coéquipier aux Spurs de San Antonio de Parker et Diaw), ont été champions olympiques, les Américains terminant troisièmes après avoir été battus en demi-finale par les Argentins (89-81). N’oublions pas non plus que les Espagnols, en 2012 aux J.O. de Londres, ont fait mieux que résister (100-107) aux cracks américains que sont LeBron James, Kobe Bryant, Carmelo Anthony, Chris Paul ou Kevin Durant, après avoir perdu de 11 points en 2008. Bref, l’armada française à Rio sera très forte et qui sait ?

Justement, si Parker et Diaw pouvaient être médaillés d’or aux J.O., ou au minimum médaillés, quel extraordinaire parcours pour les deux complices de l’INSEP en 1998! Eux qui ont été ensemble champions d’Europe junior en 2000, puis médaillés de bronze aux championnat d’Europe en 2005, puis médaillés d’argent à ces mêmes championnats d’Europe en 2011 et enfin champions d’Europe en 2013. A cela s’ajoutent pour Parker quatre bagues de champion NBA (2003-2005-2007-2014) et une bague pour Diaw cette année avec les Spurs de San Antonio. Fantastique carrière pour l’un, devenu huitième passeur de l’histoire des playoffs NBA devant M. Jordan et douzième scoreur devant Magic Johnson et Pippen, et magnifique pour l’autre. Et ce n’est pas fini, car ils n’ont que 32 ans ! A ce propos, je suis très heureux que Parker fasse l’impasse cette année pour le championnat du monde, car son corps a grand besoin de repos, à force d’aligner les doubles saisons NBA et Equipe de France, surtout en jouant minimum 25 à 30 mn à chaque match en NBA et un peu plus en Equipe de France. Comment a-t-il pu tenir autant de saisons avec un tel régime de stakhanoviste ! Qu’il se repose cette année, en attendant les deux grosses échéances qui l’attendent en 2015 et 2016.

En évoquant les J.O. de 2016, j’espère que ce sera lui le porte-drapeau de la délégation française, et qu’on lui offrira cet ultime témoignage de reconnaissance, témoignage qu’on lui a refusé injustement en 2012. Quel autre star de notre pays passe sa vie à crier sa fierté d’être français, capable de faire des heures d’avion pour aller encourager ses copains de l’Equipe de France, comme il a annoncé qu’il le ferait au mois de septembre prochain lors de la Coupe du Monde en Espagne ? Certes en écrivant ces lignes je sais bien que je suis à contre-courant de tout ce qui s’écrit en ce moment sur le sport, puisqu’il n’y a que le football qui compte dans notre pays, mais je trouve injuste qu’on ne parle pas suffisamment des exploits de nos basketteurs, comme j’avais trouvé injuste que personne ou presque ne s’intéresse à la victoire d’Amélie Mauresmo à Wimbledon en 2006…en pleine Coupe du Monde de football, où la France fut finaliste contre l’Italie, Zidane terminant sa carrière sur un coup de tête aussi inutile que dévastateur pour l’équipe dont il était le capitaine et la figure emblématique. Ah ce « coup de boule » ! Combien de fois l’a-t-on passé et repassé sur les chaînes de télévision ? Triste constat des aberrations de notre système médiatique ! J’arrête là mon propos, car certains de mes lecteurs vont trouver que l’âge me rend aigri, ce qui n’est pas vrai. Cela dit, personne ne m’empêchera d’affirmer que Tony Parker et Boris Diaw sont les deux sportifs français qui méritent le plus d’être cités en exemple aux yeux de la jeunesse de notre pays, pour l’ensemble de l’œuvre qu’ils accomplissent depuis 2002. Et en plus, ils ont trouvé un successeur en la personne de Nicolas Batum !

Michel Escatafal


La Liga fait le bonheur de l’équipe d’Espagne

la RojaL’Espagne, encore l’Espagne, toujours l’Espagne! Et oui, ce pays vient de récupérer le titre mondial de handball, habituellement dévolu aux Français. De quoi susciter encore plus la jalousie de nombre de mes compatriotes, lesquels n’en peuvent déjà plus de voir les Espagnols dominer le football, pour ne parler que des sports collectifs. Espérons que ce soir le PSG permettra de continuer à entretenir le rêve de voir, enfin, une équipe française aller au bout de la prestigieuse des compétitions européennes. Un Paris Saint-Germain qui fait, une nouvelle fois, les grands titres d’une presse espagnole qui ne cesse de s’extasier devant la puissance financière du club parisien, à l’occasion de la venue du PSG à Valence (match aller des 1/8è de finale de la Ligue des Champions). Cela dit, pour ne parler que des équipes nationales, ce n’est pas la dernière soirée internationale de football qui va contredire ceux, très nombreux, qui affirment que la « Roja » demeure la meilleure équipe du monde, et qu’il sera très difficile aux Français de se qualifier pour la phase finale de la Coupe du Monde sans passer par les barrages, même en jouant son prochain match chez elle contre l’Espagne, où l’équipe tricolore jouera à coup sûr comme les équipes de Ligue 1 face au PSG. Pourra-t-elle rééditer le match nul de Madrid ? Pour ma part j’en doute, et même si elle tenait en échec l’Espagne, un match nul ne signifierait pas nécessairement la qualification directe…surtout si les Français ne font pas preuve de plus d’efficacité que mercredi dernier, ces derniers ayant été dominés par le réalisme allemand, un réalisme que nous n’avons pas, et que d’ailleurs nous avons rarement eu au plus haut niveau.

Autres résultats intéressants en cette soirée de mercredi, la semaine dernière : Les Pays-Bas et l’Italie ont fait match nul, avec un but de Verrati plein d’à propos à la fin du match. En revanche, Ibrahimovic a perdu avec la Suède contre l’Argentine de Messi, les deux hommes n’ayant pas marqué dans ce match, tout comme Lucas Moura qui a été battu avec le Brésil contre l’Angleterre. Au passage, on observera que le calendrier du championnat de Ligue 1 n’avantageait guère le PSG, en constatant le nombre de joueurs de ce club sélectionnés dans les diverses équipes nationales (Ibrahimovic, Lucas, Lavezzi, Verrati, plus les Français Matuidi, Sakho et Menez). Cela dit, à part Sakho, tous avaient joué une mi-temps ou un bout de match, ce qui a réduit la fatigue malgré le déplacement pour les étrangers. En outre, cela n’a pas empêché le PSG de battre nettement Bastia.

En fait parmi les grands attaquants, il n’y a que Cristiano Ronaldo qui ait marqué, avec le Portugal, but insuffisant pour empêcher les Portugais d’être battus par l’Equateur. Les Portugais, malgré leur génial attaquant madrilène et sans doute futur parisien, sont dans une période peu favorable, d’autant qu’ils sont très mal partis pour se qualifier pour la Coupe du Monde au Brésil. Curieux d’ailleurs que le Portugal, vainqueur avec ses clubs phares (FC Porto, Benfica, Sporting Lisbonne) de plusieurs coupes européennes (4 C1, 1 C2, 1 C3 et une Ligue Europa), n’ait jamais rien gagné dans les compétitions par équipes nationales. Les Portugais, en effet, sont aujourd’hui au même niveau que les Français jusqu’en 1984, à la différence que nos clubs n’avaient jamais remporté à ce moment de compétitions européennes.

Ces remarques que je fais sur le Portugal me font une transition toute trouvée avec l’équipe nationale d’Espagne, ce pays étant le maître absolu du football mondial depuis 2008, puisqu’il a gagné la Coupe du Monde et deux championnats d’Europe des Nations, sans parler de la domination au niveau des clubs du F.C. de Barcelone. Et si cela continue, la « Roja » gagnera la Coupe du Monde au Brésil, d’où la question : Comment font les Espagnols pour dominer à ce point la planète football ? La réponse peut se résumer au fait que mercredi soir, lors de la rencontre amicale contre l’Uruguay de Lugano (joueur du PSG prêté à Malaga), avec une victoire espagnole par 3 buts à 1, il y avait neuf joueurs du Barça dans la sélection espagnole ayant joué au moins une minute.  Ces joueurs s’appellent Valdés, Puyol, Piqué, Alba, Busquets, Iniesta, Cesc, Pedro et Villa. En outre, il manquait Xavi, titulaire indiscutable et indiscuté de cette équipe d’Espagne. Normal dans ces conditions que les 3 buts espagnols (Cesc et Pedro qui marqua 2 fois) aient été des buts barcelonais, normal aussi que cette sélection espagnole se trouve les yeux fermés, avec autant de joueurs appartenant à la même équipe. En fait le F.C. de Barcelone, c’est quasiment l’équipe d’Espagne moins Messi, preuve entre parenthèse que Messi n’est pas le Barça à lui tout seul, et que le quadruple Ballon d’Or a la chance d’avoir autour de lui nombre de très grands joueurs.

C’est d’ailleurs un cas unique dans l’histoire du football, une sélection aussi imprégnée d’un club. Auparavant, il y eut certes au début des années 60 le Portugal de Coluna, Eusebio, plus Costa Pereira le gardien, et les attaquants Augusto, Torres et Simoes, soit une demi-douzaine de joueurs, comme un peu plus tard l’Allemagne, version Bayern de Munich, qui comptait en finale de la Coupe du Monde 1974 pas moins de 6 joueurs munichois, à savoir le gardien Maier, Beckenbauer, Schwarzenbeck, Breitner, Hoeness et le buteur Gerd Müller. En fait si je devais faire le rapprochement je le ferais avec le club de Honved (voir mon article Kubala nous permet d’évoquer l’histoire du football hongrois), principal fournisseur de la grande équipe de Hongrie (1952-1956), dont l’entraîneur s’appelait Sebes, ce dernier dirigeant à la fois  l’équipe nationale et Honved, qui comptait dans ses rangs les attaquants Puskas, Kocsis, Budaï, Csibor, le milieu Boszik et le gardien Grosics. Même le Santos FC de Pelé, vainqueur de la Coupe Intercontinentale en 1962, n’avait pas la même influence sur l’équipe du Brésil, championne du monde en 1962 au Chili, que le Barça aujourd’hui sur la sélection espagnole, puisque seuls Gilmar, Mauro, Zito et Pelé étaient des titulaires indiscutables. D’ailleurs, suite à la blessure de Pelé, ils n’étaient plus que 3 joueurs de Santos à disputer la finale contre la Tchécoslovaquie.

On le voit, les équipes ayant la chance de disposer d’une grande équipe de club formant l’ossature de la sélection nationale, sont celles étant les mieux armées pour remporter les grands titres. L’équipe de France a longtemps bénéficié de l’ossature rémoise, notamment en 1958, avec pas moins de 6 joueurs ayant opéré au Stade de Reims (Jonquet, Penverne, Fontaine, Piantoni, Vincent plus Kopa qui joua ensuite au Real) dans son équipe type, qui alla en demi-finale de la Coupe du Monde, équipe entraînée de surcroît par Albert Batteux, lui-même entraîneur du Stade de Reims. Et puisque je parle d’entraîneur, il faut aussi souligner le fait que cette équipe d’Espagne a le même coach depuis la saison 2008-2009, Vicente Del Bosque. A ce propos, on notera que Del Bosque a égalé mercredi le record de Kubala, avec 68 parties comme sélectionneur, pour un total de 57 victoires, 5 matches nuls et seulement 6 défaites, auquel on peut ajouter 170 buts marqués contre 45 encaissés. Qui dit mieux comme bilan ? Personne, tout cela relevant de l’exceptionnel sur une aussi longue durée!

Un dernier mot enfin pour souligner que, finalement, le football espagnol a surtout le mérite d’avoir su jusqu’à ce jour conserver ses meilleurs joueurs au pays, plus particulièrement le F.C. Barcelone. Certes le Barça a des étrangers dans son effectif, mais celui-ci est profondément catalan et espagnol, ce qui profite à la « Roja », comme on appelle l’équipe d’Espagne. En revanche le Real, comme l’Atletico de Madrid, Valence ou Malaga ont un effectif beaucoup plus cosmopolite, comme les grands clubs italiens, et plus encore français et anglais. En fait seuls les clubs allemands se rapprochent (un peu) du modèle catalan, même si les clubs allemands comptent eux aussi de nombreux étrangers dans leurs rangs. Toutefois les joueurs allemands sont moins nombreux à s’expatrier que les Français par exemple, ce qui explique aussi pourquoi leur équipe nationale est systématiquement au sommet dans toutes les compétitions auxquelles elle participe. Souhaitons que le PSG ne soit pas, dans les années à venir,  le seul club de Ligue 1 capable d’attirer les meilleurs joueurs, qu’ils soient français ou étrangers.

Michel Escatafal