Ce n’était que l’équipe d’Ukraine…tirage préféré des Français

France-UkraineAujourd’hui nombre de Français se sentent plus légers que d’habitude. Oublié le ras-le-bol fiscal, oubliées les statistiques du chômage et de l’INSEE, très déprimantes! Bref, la nation est heureuse dans sa quasi-totalité, ce qui est le cas des autres pays dont l’équipe vient de se qualifier en barrages de la Coupe du Monde 2014. Ce matin, en écoutant France-Culture, j’ai même entendu sur cette station de radio, qui refuse le panem et circenses, évoquer la réconciliation nationale en Algérie, grâce à la qualification des Fennecs, comme on appelle les joueurs de l’équipe nationale de ce pays. C’est aussi la même joie collective en Grèce, pays si durement touché par la crise, ce qui a procuré un moment de bien-être à un peuple qui a beaucoup perdu au cours des dernières années. Et que dire du Portugal, guère en meilleure situation, qui a vu son équipe battre une valeureuse équipe de Suède, à l’issue d’un match magnifique où se sont affrontés deux des trois ou quatre meilleurs joueurs du monde, Cristiano Ronaldo et Zlatan Ibrahimovic.

A ce propos, quitte à passer pour un mauvais Français, comment peut-on comparer ces deux immenses footballeurs avec Ribéry ? On a encore vu hier soir la différence entre deux supers joueurs et un excellent footballeur, n’en déplaise aux supporters franchouillards qui veulent absolument voir Ribéry avec le Ballon d’Or. Hier soir, Ronaldo a marqué trois buts et Ibrahimovic deux. Par ailleurs on ne compte pas les situations périlleuses que ces deux géniaux attaquants ont provoqué, alors que Ribéry a certes fait un bon match, mais quand même un ton nettement en-dessous des deux autres. Cela n’a pas empêché les journaux sportifs et les autres de lui donner, comme aux autres joueurs français, des notes allant de 7/10 à 9/10 ou même 10…après avoir été traités de « moins que rien » la semaine dernière. Cela étant, il faut au moins reconnaître que cette fois ils se sont battus pour renverser une situation très compromise avant le coup d’envoi du match. Rien que pour cela on peut se réjouir, tout comme on aura eu le plaisir de voir notre équipe nationale briser cette malédiction dont je parlais hier, à savoir se qualifier pour une Coupe du Monde en Amérique.

Pour autant, le football français a-t-il retrouvé une grande équipe ? Sans doute pas, du moins pas encore, même si certains joueurs ont le niveau international, Ribéry évidemment, mais aussi Benzema, Cabaye, Matuidi ou Lloris, et plus encore ces deux futurs très grands joueurs que sont Varane et Pogba. Il est certain qu’avec ces deux surdoués de 20 ans, opérant dans deux des meilleurs clubs européens (Real et Juventus), notre football dispose de deux « diamants » à qui il ne manque déjà pas grand-chose pour être au plus haut sommet à leur poste respectif. C’est du moins l’avis de tous les techniciens, ce que je ne suis pas, mais, même si on ne l’est pas, on discerne chez eux la grande classe. Quelle tranquillité, quelle aisance, quelle sécurité chez ces deux jeunes gens à un âge où tant de footballeurs font encore leurs classes !

Tout cela pour dire qu’il ne faut peut-être pas trop s’enflammer devant cette victoire remportée sur un pays, l’Ukraine…que tout le monde souhaitait au moment du tirage au sort. L’Ukraine a montré hier soir ses limites, comme elle les avait montrées dans un groupe de qualification où la concurrence n’était pas plus féroce que dans le nôtre. C’est une des raisons pour lesquelles, hier sur ce même site, j’écrivais que la France allait se qualifier, et ce d’autant plus que notre équipe n’était pas en position de favori dans cette course à la qualification pour le Brésil, position que les sportifs français apprécient tout particulièrement.

Ils l’ont d’ailleurs prouvé en allant faire match nul en Espagne à Madrid pendant ces qualifications pour la Coupe du Monde, performance beaucoup plus probante que celle d’hier soir aux yeux de supporters non aveuglés par le chauvinisme. C’est aussi pour cela que je suis persuadé que notre équipe peut très bien aller jusqu’en quart de finale de cette Coupe du Monde 2014, pour peu que l’on ne tombe pas dans une poule de qualification trop difficile avant les huitièmes de finale. Il y a de la qualité dans cette équipe, une équipe dans laquelle Didier Deschamps a fait beaucoup de bricolage, lequel fait penser à celui de Lièvremont avant 2011, et Saint-André après cette date dans le rugby…ce qui n’a pas empêché le XV de France de passer tout près d’un titre mondial il y a maintenant deux ans.

Certes on va me dire que la concurrence est faible dans une Coupe du Monde de rugby jusqu’en huitième ou en quart de finale, mais si l’on regarde bien les qualifiés, c’est un peu la même chose dans une Coupe du Monde de football, le délayage ayant déjà été fait en qualifications dans la zone Europe. N’oublions pas que l’Australie, l’Iran, le Costa-Rica, le Honduras, pour ne citer qu’eux, iront au Brésil, alors que la Suède et la Roumanie n’iront pas. Cela dit, puisse l’Equipe de France de football, en juin-juillet de l’année prochaine, faire au moins aussi bien que son homologue du rugby en 2011 en Nouvelle-Zélande !

Michel Escatafal


Kockott-Talès : une charnière pour le XV de France en 2015?

C.O.Avant de parler du match d’hier soir entre la France et la Nouvelle-Zélande, je voudrais simplement souligner le classement des buteurs du championnat de France de Ligue 1. Pourquoi ? Tout simplement parce que les trois premiers de ce classement sont trois des tous meilleurs attaquants de la planète football, à savoir Cavani, Falcao et Ibrahimovic. Qui a dit que la Ligue 1 n’est pas attractive ? Certes, pour le moment il n’y a que de deux clubs qui peuvent se payer de telles vedettes, le PSG et l’AS Monaco, mais est-ce très différent dans les autres pays ? Combien de clubs en Espagne peuvent rivaliser avec le Real et le Barça ? Un seul, et encore à certains moments : l’Atlético de Madrid. Idem pour l’Allemagne, où le Bayern écrase tout. Seule l’Angleterre a un petit cercle d’équipes, mais au classement final on retrouve toujours les deux Manchester, Chelsea, et ensuite Arsenal, voire Liverpool cette année. Reste le cas de l’Italie…qui n’a plus les moyens de faire venir de grandes stars, et où s’opère un nivellement par le bas, derrière la Juventus.

Un dernier mot sur le sujet, pour noter qu’il ne faut jamais juger un joueur arrivant dans un nouveau championnat sur ses premières prestations. On s’était enflammé à propos des débuts de Pastore au PSG il y a deux ans, avant de l’enterrer sans doute beaucoup trop vite. La preuve, pour sa vraie rentrée hier contre l’OGCN, après presque un mois et demi sans jouer, il a été très bon. Quant à son équipier Van der Wiel, international néerlandais et finaliste de la dernière Coupe du Monde, tout le monde parlait d’un flop terrible, avant de s’apercevoir que cette année il flambe dans l’équipe du PSG version Blanc, comme en témoignent ses six passes décisives cette saison, des passes décisives qui font le bonheur de Cavani et Ibrahimovic. Conclusion, mieux vaut éviter les jugements hâtifs sur les nouveaux arrivants dans un club…ce que les médias ont du mal à comprendre.

Voilà pour cette introduction sur le football, certes un peu longue, mais nécessaire quand on lit ce qui se dit un peu partout dans les journaux sportifs, avec en plus les commentaires de forumers souvent incultes sur le sport qu’ils commentent ce qui, toutefois, n’est pas toujours le cas, notamment sur le rugby. Et cela me fait une transition toute trouvée pour évoquer le match d’hier soir entre la France et la Nouvelle-Zélande. Un match que les Français ont perdu, sans avoir été dominés. Un match qu’ils auraient pu gagner avec sans doute un peu plus d’ambition au départ, comme je le soulignais récemment. Un match qui montre à quel point les Français forment une équipe dangereuse…quand on ne les attend pas, et contre les meilleurs. Un match aussi, qui a clairement souligné les forces et les faiblesses de notre équipe en vue de la Coupe du Monde dans deux ans. Au fait, serons-nous prêts pour cette compétition à laquelle les Néo-Zélandais, mais aussi les Sud-Africains, les Australiens et les Anglais se préparent dans le calme, comme seules savent le faire les grandes nations, à l’exception de la France, seule grande nation de rugby à n’avoir pas gagné la plus prestigieuse des compétitions, dont elle fut pourtant à l’origine de sa création (Président Ferrasse).

En écrivant ces lignes j’ai l’impression d’avoir tout dit ou presque sur la rencontre d’hier soir, ce que certains trouveront un peu réducteur, mais qui est certainement très pertinent. Oui, le XV de France pouvait gagner ce match. Oui, les Néo-Zélandais n’ont jamais été très sereins dans cette rencontre. Oui, les Français ont été battus sur deux ou trois actions qu’ils n’ont pas su convertir en points au tableau d’affichage, contrairement aux All Blacks qui n’ont pas besoin de beaucoup d’occasions pour y parvenir, à commencer par leur magnifique buteur, Dan Carter, lequel d’ailleurs est aussi et surtout un merveilleux joueur de rugby. Voilà où se situe la différence entre les All Blacks et les Bleus, les All Blacks n’étant pas les seuls à les battre dans les matches à gros enjeu. Et quand le XV de France bat la Nouvelle-Zélande, il est généralement défait par la suite, comme si en franchissant cet Everest, on avait l’impression qu’il ne savait pas en redescendre. Rappelons-nous la Coupe du Monde 2007, mais aussi celle de 1999 !

Sur le plan des joueurs, qu’ai-je retenu de cette soirée au Stade de France ? D’abord que nous avons toujours une mêlée très solide. Les années passent, mais c’est une constante pour le XV de France de mettre en difficulté tous ses adversaires sur cette phase de jeu…où il marque l’essentiel de ses points grâce aux pénalités qu’il récolte. Preuve au passage, que ceux qui critiquent l’apport des étrangers dans nos clubs de Top 14 on tort, puisque, arrivée de grands joueurs de l’hémisphère Sud ou pas, notre mêlée est dominatrice, y compris avec des piliers qui ne jouent pas nécessairement tous les matches du Top 14. Ensuite j’ai beaucoup aimé la partie de l’arrière Brice Dulin , sorte de feu-follet surdoué, qui adore relancer à la main comme le font ou l’ont fait les meilleurs à son poste. Autre surdoué, le centre Fofana, que je comparerais un peu à Jacky Bouquet, un nom qui parlera à ceux qui ont appris à jouer au rugby dans les années 50 ou 60. Pourquoi cette comparaison avec le fameux ouvreur ou trois-quart centre du CS Vienne ? Parce qu’outre ses dons d’attaquant, il a aussi comme seul défaut de « vouloir y aller seul » et d’oublier ceux qui sont auprès de lui. Cela étant, Fofana a seulement 25 ans, et donc tout l’avenir devant lui. En outre, tel qu’il est aujourd’hui, cela reste un « monstre » à son poste, car il défend aussi très bien, ce qui fait qu’il n’a guère d’équivalent dans le monde. Et comme Fritz a lui aussi fait un très bon match, notamment en défense, voilà le XV de France paré au centre jusqu’à la Coupe du Monde. N’oublions pas que Fritz (30 ans en janvier) forma avec Jauzion une paire de trois-quarts centre digne des meilleures de l’histoire de notre rugby.

J’ai aimé aussi la prestation du troisième ligne Lauret, jeune joueur hyper actif opérant au Racing-Métro, club qui, par parenthèse, recrute de nombreuses stars étrangères. Lauret a fait un gros match, la seule restriction à son encontre étant qu’il lui faut canaliser son énergie pour éviter des fautes coûteuses en points. Mais il n’a que 24 ans, ce qui autorise tous les espoirs. Rémi Talès en revanche n’est plus un espoir, mais c’est un ouvreur qui m’a étonné hier par sa solidité et par sa manière d’attaquer la défense all black. On voit qu’il a commencé sa carrière au Stade Montois, sorte de temple du rugby offensif. Il avait déjà été très bon en finale du championnat de France contre le RC Toulon en juin dernier, passant deux drops dans les dix dernières minutes. En outre son entente avec le demi de mêlée Kockott est excellente. Et si c’était ça l’avenir du XV de France avec la charnière castraise, d’autant que Kockott est un excellent buteur ? A condition cependant que Kockott opte pour l’équipe de France en 2014, et surtout à condition qu’il soit sélectionné par Philippe Saint-André, ce qui voudrait dire se passer de l’inévitable Morgan Parra.

Morgan Parra, parlons-en justement. Je ne voudrais surtout pas que l’on croit que je fais une fixation sur ce demi de mêlée, d’autant que je ne le connais que comme spectateur ou téléspectateur de rugby. Cela dit, soyons sérieux, sa prestation hier encore n’était pas du niveau d’un numéro neuf international. Qu’on le veuille ou non, Parra ne sera jamais un grand demi de mêlée, ralentissant tous les ballons d’attaque, faisant toujours le pas de trop, et extrayant les ballons avec une désespérante lenteur. Il n’a, me dira-t-on, pas encore 25 ans, mais il est ainsi depuis ses débuts en Equipe de France, et même s’il est très courageux en défense, même s’il a un tempérament batailleur (parfois trop !), même s’il est « malin » comme le souligne souvent le commentateur de France 2, c’est quand même insuffisant pour ne pas trouver meilleur que lui dans le pays. En fait, comme je ne cesse de le préciser, son seul véritable atout est sa fiabilité comme buteur jusqu’à 45 m des poteaux. C’est la raison pour laquelle je ne lui en veux nullement d’avoir manqué une pénalité aussi facile que cruciale hier soir, juste avant la mi-temps. Après tout, cela ne lui arrive quasiment jamais, et tous ceux qui ont buté dans leur vie de rugbyman réagiront comme moi.

Malheureusement il n’a pas manqué que ce coup de pied, à commencer par ceux qu’il a délivrés derrière sa mêlée, toujours trop longs. Il y a aussi cette mêlée à cinq qu’il a provoquée en première mi-temps où sa légendaire lenteur est apparue de manière criante, comme elle est apparue en deuxième mi-temps où il se fait reprendre dans la course par un joueur adverse dans ses vingt deux mètres. Bref, Parra n’est pas l’homme qu’il faut au XV de France pour la prochaine Coupe du Monde. Un dernier mot enfin à ce sujet : pourquoi, hier soir, Saint-André a-t-il fait rentrer Doussain à deux ou trois minutes de la fin ? Encore un mystère du sélectionneur, à moins de se dire qu’il espérait un improbable coup de folie du Toulousain, preuve qu’il savait bien que c’était impossible avec Parra. Folie, un mot totalement incompatible avec le jeu du joueur clermontois, mais un mot qui a caractérisé les plus belles heures du XV de France…et la peur qu’il a toujours inspiré à ses adversaires, y compris aux plus forts.

Michel Escatafal


Ibrahimovic mérite lui aussi le Ballon d’Or

ibrahimovicF. RibéryDécidément le Ballon d’Or de cette année suscite bien des commentaires en France, parce que Ribéry est concerné. Et lui commence à y croire plus que tout le monde au point, nous dit-on, d’avoir voulu se battre avec Gérard Houiller, ancien sélectionneur de l’Equipe de France et ancien entraîneur, entre autres du PSG (champion de France en 1986), de l’Olympique Lyonnais (champion de France en 2006 et 2007), et de Liverpool F.C. (vainqueur en 2001 de la Coupe UEFA, de la Cup et de la League Cup).

Pourquoi ce courroux de Ribéry contre Gérard Houiller ? Parce que cet entraîneur connu et reconnu, au palmarès imposant, a osé dire que « Ribéry n’est pas un joueur de classe mondiale qui te fait gagner l’équipe comme Lionel Messi ou Cristiano Ronaldo ». On notera au passage que cette phrase n’est nullement dévalorisante pour Ribéry, car c’est un constat que peuvent faire de nombreux amateurs de football. D’ailleurs on ne se bat pas pour arracher Ribéry au Bayern de Munich, comme on se battrait pour arracher Messi au Barça ou Cristiano Ronaldo au Real Madrid, si ces deux joueurs étaient sur le marché.

Pire encore pour Ribéry, en plus de ces joueurs vient à présent s’ajouter Ibrahimovic dans la liste de ceux qui peuvent espérer avoir ce fameux Ballon d’Or que tous les joueurs rêvent d’avoir. Et même si je ne suis pas un technicien, je trouverais assez normal que ce soit précisément la star du PSG qui l’obtienne enfin pour l’ensemble de son œuvre, celle-ci comprenant, outre tous les titres qu’il a glanés dans les grands championnats européens (Pays-Bas, Italie, Espagne et France), son énorme impact sur la montée en puissance du PSG parmi les meilleures équipes européennes. Je doute et je suis même convaincu que, malgré tout son talent, Ribéry ait été capable d’aider le club parisien a monter aussi haut et aussi vite que l’a fait Ibrahimovic, celui-ci disposant en plus d’un charisme incomparablement plus élevé que celui que peut avoir Ribéry.

En revanche je pense qu’avec Messi et Ronaldo, le club parisien aurait peut-être grandi aussi vite…mais cela reste à vérifier. Si je dis cela, c’est parce que Messi est la star du collectif barcelonais, comme Ronaldo est celle du collectif madrilène, et comme Ribéry en est une dans celui du Bayern Munich. Voilà pourquoi je pense que ceux qui élisent le Ballon d’Or, devraient cette fois ne pas tenir compte des palmarès de l’année pour en désigner le lauréat, comme c’est hélas trop souvent le cas, même s’il est arrivé que, malgré un palmarès en or, le meilleur joueur de l’année ne soit pas désigné.

Deux exemples suffisent à le démontrer : en 1960, Ferenc Puskas avait très largement participé à la conquête de la cinquième Coupe d’Europe des clubs champions (ancêtre de la Ligue des Champions) par le Real Madrid, en ayant été le meilleur buteur de l’épreuve (12 buts en 9 matches dont 4 en finale), avait permis aussi au Real de remporter la Coupe Intercontinentale, et avait terminé meilleur buteur du championnat d’Espagne avec 26 buts marqués. On ajoutera à cela que s’il y a bien un joueur qui aurait mérité un jour ce trophée, c’est bien lui, en rappelant qu’il fut aussi l’emblématique capitaine de la grande équipe de Hongrie, peut-être la meilleure équipe nationale que l’on ait connue (une défaite en six ans entre 1952 et 1956). Bref, si Ribéry connaît l’histoire de son sport, il reconnaîtra que Puskas aurait mérité autant que lui cette année le Ballon d’Or, déjà en 1960 et pour l’ensemble d’une carrière où il aura marqué 709 buts en 720 matches.

Autre joueur méritant lui aussi le Ballon d’Or, tant en 2000 qu’en 2003 ou en 2006, un ancien coéquipier de Ribéry en Equipe de France, Thierry Henry. Ce dernier avait été un acteur principal du succès de la France au Championnat d’Europe des Nations en 2000, à la Coupe des Confédérations en 2003 et à l’accession de l’Equipe de France en finale de la Coupe du Monde 2006. Outre ses titres de champion du Monde 1998 et d’Europe 2000 en équipe nationale, il a quasiment tout gagné en club (AS Monaco, Arsenal et F.C. Barcelone), y compris la Ligue des Champions et la Coupe du Monde des clubs quand il opérait au Barça. Il a un des plus beaux palmarès de l’histoire du football, et a marqué dans sa carrière en Equipe de France (51 buts en 123 matches) et dans les clubs où il a joué le remarquable total de 400 buts en 879 matches, dont une partie en jouant attaquant excentré.

Tout cela pour dire que même si c’est Ibrahimovic, Messi ou Cristiano Ronaldo qui enlèvent le Ballon d’Or, Ribéry n’aura pas trop à rougir de ne pas l’avoir obtenu…en pensant à Puskas ou Thierry Henry. Je ne sais pas s’il connaît bien l’ancien « Major Galopant », mais en revanche il sait très bien qui est Thierry Henry. Raison de plus pour ne pas s’offusquer des propos tenus à son égard par Gérard Houiller, lequel n’a fait que constater une évidence. Oui Ribéry est un grand joueur, mais Ribéry n’a jamais été et ne sera jamais une star comme Messi, Ronaldo ou Ibrahimovic de nos jours, ou comme Kopa, Platini et Zidane dans le passé, pour ne parler que des joueurs français.

Michel Escatafal


Le gros problème de Grosjean : suite…et fin ?

CevertGrosjeanAujourd’hui je vais parler de Formule 1, mais avant je veux évoquer le match d’hier soir entre l’OM et le PSG qui, évidemment, a permis au club parisien de rejoindre l’AS Monaco en tête du championnat, en battant son rival marseillais sans trop de difficultés, même en jouant à 10 les deux tiers de la partie. Un match une nouvelle fois gâché par l’arbitre, dont on avait l’air de dire qu’il figurait parmi les tous meilleurs du championnat de Ligue 1. On imagine ce que cela peut donner avec ceux qui sont moins bons, ou plutôt on sait ce que cela donne en repensant à l’expulsion de Thiago Silva au printemps dernier, laquelle a alimenté la polémique avec l’affaire Leonardo tout au long de l’été. Au fait, y-avait-il seulement penalty sur l’action qui a valu son expulsion à Thiago Motta ? Oui, si l’on regarde cela très vite, surtout en voyant Valbuena se rouler par terre de façon ridicule, mais sans doute non si on voit l’action deux ou trois fois au ralenti. Cela dit, passe encore pour le penalty accordé à l’OM, mais franchement expulser Thiago Motta dans la foulée est aberrant, aussi aberrant que mettre un carton jaune à Ibrahimovic et Cavani pour ne pas être sortis du terrain en courant, et aussi aberrant que n’avoir pas fini de mettre la main à la poche pour un tacle par derrière de Rod Fanni sur Cavani, action qui valait largement un carton jaune…mais qui aurait valu un rouge car le défenseur de l’OM avait déjà un jaune.

Bref, il va falloir que la Ligue se penche sérieusement sur l’arbitrage, au moment où notre championnat prend de la valeur avec deux équipes de calibre européen, ce qui ne lui était pas arrivé depuis une vingtaine d’années, sauf que désormais il y a le PSG et l’AS Monaco très au-dessus des autres, à commencer par l’Olympique de Marseille. Néanmoins, même si les Phocéens ne tirent pas dans la même catégorie que Parisiens et Monégasques, ils sont quand même les meilleurs des autres, contrairement à l’Olympique Lyonnais qui est en train de sombrer…comme c’était hélas à prévoir. Une trajectoire qui me fait irrésistiblement penser à celle du Stade de Reims au début des années 60, et à celle de l’AS Saint-Etienne vingt ans plus tard. Quand on pense au temps qu’il a fallu à ces deux équipes pour retrouver un peu de leur lustre passé, il y a de quoi être inquiet pour l’Olympique Lyonnais…et son futur nouveau stade.

Fermons cette longue parenthèse de football et passons à la Formule 1, pour là aussi évoquer l’histoire de ce sport à travers la tragédie que fut le 6 octobre 1973, la mort de François Cevert, lequel eut été à coup sûr le premier pilote français champion du monde, si le sort n’en avait pas voulu autrement. Quel champion fut ce jeune homme bien sous tous rapports, sur qui les dieux s’étaient penchés avec bienveillance en lui donnant talent, gloire, intelligence et beauté, sans oublier cette détermination qui est la marque des grands ! Avec lui, point de jérémiades, point de ridicules polémiques pour tout et rien, mais un professionnalisme exacerbé, qui lui avait permis de s’imposer comme le successeur naturel dans son équipe d’un triple champion du monde qui se retirait de la compétition.

Bien que très rapide et très ambitieux, il avait appris la patience auprès de Jackie Stewart, copiant son instinct de chasseur, sachant que ce dernier finirait par lui laisser la place un jour ou l’autre. Et, fin 1973, il était près à lui succéder, mais la mort en décida autrement. Il est vrai qu’à cette époque il fallait être prudent en anticipant sur l’avenir, car la sécurité était loin d’être optimale en Formule 1, malgré des progrès par rapport à quelques années auparavant. L’accident qui coûta la vie à François Cevert lors des essais qualificatifs du grand prix des Etats-Unis à Watkins Glen allait en témoigner, hélas. C’est dans un virage à la sortie d’un raidillon que François Cevert perdit le contrôle de sa voiture tapant le rail à droite puis à gauche, avant d’aller s’empaler sur la tranche d’une barrière de protection, qui n’avait de réelle protection que le nom. Heureusement un tel accident n’aurait pas les mêmes conséquences de nos jours, et j’en profite une nouvelle fois pour saluer les efforts faits à son époque par le président de la Fédération Internationale du Sport automobile (entre 1978 et 1991), J.M. Balestre (décédé en 2008).

Fermons cette nouvelle parenthèse douloureuse pour les fans de F1 qui n’ont plus 20 ans, pour reparler de Romain Grosjean, pilote franco-suisse de Lotus. Ce dernier, malgré des progrès évidents, est une sorte d’anti-Cevert, plus particulièrement en ce qui concerne l’amour que le public lui porte. Grosjean, en effet, agace nombre de personnes qui ne pensent qu’à devenir des supporters…à condition de cesser ses supplications ou lamentations à destination de ceux qui travaillent avec lui. Si j’écris cela c’est en raison de son attitude sur le podium du Grand Prix de Corée qu’il venait de terminer à la troisième place, estimant que la deuxième lui revenait de droit aux dépens de son équipier Kimi Raikkonen. Certes, ce dernier s’était manqué en qualification dans son tour rapide, certes, sans l’intervention de la voiture de sécurité, Romain Grosjean aurait certainement terminé deuxième derrière l’intouchable duo que forment Vettel et sa Red Bull, mais la voiture de sécurité fait partie de la course, et, au moment du redépart, Raikkonen était troisième et Grosjean deuxième. Problème pour ce dernier, il a fait une erreur…et celle-ci a été immédiatement exploitée par Raikkonen, lequel est peut-être en valeur absolue le plus fort en course.

A ce propos, plus ça va et plus le remarquable pilote finlandais me fait penser à Alain Prost, qui n’était peut-être pas un avion à réaction en qualifications, comme Raikkonen, mais qui était imbattable en course, sauf peut-être par Senna et encore, comme en témoigne l’intensité de leurs duels à la fin des années 80 chez Mac Laren. Cela dit, pour revenir à Romain Grosjean, ce dernier doit savoir qu’avoir Raikkonen derrière soi est la certitude qu’équipier ou pas, Raikkonen cherchera à gagner ou en tout cas à être le mieux placé possible, sauf en cas de titre mondial en jeu, ce qui n’est pas le cas. Et j’ai trouvé pitoyable son mécontentement vis-à-vis de tout le monde pour n’avoir pas pu récupérer sa seconde place perdue, je le répète, sur une erreur de sa part. Si Grosjean avait fait la même chose à Raikkonen, je suis certain qu’Iceman n’aurait pas eu besoin de message de son directeur des opérations sur piste pour afficher une certaine bonne humeur sur le podium.

Le plus grave est que Romain Grosjean semble oublier que Kimi Raikkonen est troisième du championnat, et qu’il a une centaine de points d’avance sur lui au classement. Grosjean oublie aussi qu’il revient de très loin, compte tenu des nombreuses bourdes qui ont émaillé sa carrière depuis deux saisons. Alors, bien qu’il soit en progrès et qu’il n’ait pas fait d’erreurs grossières depuis quelques courses, pourquoi aurait-il eu droit à la deuxième place au détriment de Raikkonen, en rappelant que ce dernier s’arrange toujours pour amener de gros points à son équipe, quelles que soient les circonstances. D’ailleurs j’ai apprécié le fait que le directeur de l’équipe Lotus, Bouiller, ait précisé que Grosjean « était libre de l’attaquer (Raikkonen). En revanche je n’ai pas du tout aimé, et je ne suis pas le seul, quand j’ai lu les misérables explications de Grosjean, affirmant qu’il n’avait pas entendu ce qu’on lui avait dit à la radio, et surtout qu’il « est quasiment impossible de dépasser sur ce circuit »…ce que Raikkonen a bien réussi à faire avec lui. Enfin, pourquoi dire aussi : « La voiture de sécurité nous a encore empêchés de gagner une course », alors que Vettel a pris une seconde à Raikkonen et à Grosjean lui-même en un seul tour, après le second redémarrage de la voiture de sécurité.

Voilà pourquoi Romain Grosjean n’a pas la côte auprès des fans de Formule 1, en France et ailleurs. Souhaitons-lui l’an prochain, délivré de la pression que lui a imposé Raikkonen ces deux dernières saisons, de se comporter en vrai champion, et de se battre autant qu’il est nécessaire…sans attendre un traitement de faveur, qu’on ne lui donnera pas nécessairement. Quant à son futur équipier, sans doute Hulkenberg, il est d’ores et déjà certain qu’il ne lui fera aucun cadeau, d’autant qu’il l’a dominé en 2009 en GP2, puisque Grosjean avait 15 points de retard sur le pilote allemand au championnat, quand il remplaça Nelsinho Piquet chez Renault. Et sur une voiture qui ne vaut pas la Lotus, Hulkenberg a fait la démonstration chez Sauber qu’il était à la fois fiable et rapide. Attention Grosjean, Kimi s’en va chez Ferrari, mais celui qui arrive est très bon !

Michel Escatafal


Indigné par la manière dont on traite, en France, les équipes ou sportifs qui gagnent

ogieribrahimovicDans un article de l’Equipe rapporté hier sur le site web du journal, on y lit que Sébastien Ogier, le nouveau champion du monde des rallyes, successeur de Sébastien Loeb, considère qu’il « n’est pas arrogant »  bien qu’il admette ne pas avoir la langue dans sa poche. Pourquoi cette remarque? Parce que certains Français se disant amateurs de rallyes pensent qu’il « a le melon », pour parler comme eux. Ne le connaissant pas, ou plutôt ne le connaissant qu’à travers ses exploits (13 victoires en 68 rallyes WRC), je peux simplement affirmer que ce jeune homme m’a l’air d’être bien sous tous rapports, à la fois ambitieux et respectueux de ses adversaires, sachant en outre reconnaître ses erreurs quand il lui arrive d’en faire. Voilà pourquoi je fustige les gens qui le critiquent parce qu’il a refusé, dès ses débuts en WRC, de reconnaître la supériorité de Loeb, à l’époque où ils étaient tous deux chez Citroën. Personnellement je trouve cela admirable, ce qui en disait long sur son ambition. Et même après s’être « planté » à l’occasion en essayant de rivaliser avec « le maître », il ne s’en laissait pas décontenancer, se disant que son heure finirait par arriver, considérant que Loeb était le seul pilote capable de le battre à la régulière, mais qu’il n’était pas invincible, ce qui lui a valu d’être jugé « arrogant » par nombre de Français.

Non, pour ma part je ne considère pas Sébastien Ogier comme arrogant, chose que ses détracteurs semblent confondre avec le fait d’être ambitieux pour devenir le meilleur, un phénomène bien français. Si j’écris cela une nouvelle fois, c’est tout simplement parce que dans notre pays, les gens sont souvent très méchants vis-à-vis de leurs champions, comme en témoigne la manière dont on a traité Laurent Blanc à son arrivée à la tête du PSG. En revanche, en poursuivant dans le football, je dirais que je ne supporte pas l’attitude d’un Menez ou d’un Sakho, qui n’acceptent pas ou n’ont pas accepté la concurrence dans un club qui, aujourd’hui, figure parmi les plus grands d’Europe, ce qui lui vaut nombre de remarques désagréables…parce que ses capitaux ne sont pas français. A ce propos, j’ai été stupéfait de lire ce matin que Zlatan Ibrahimovic a été convoqué par la commission de discipline de la LFP, pour son geste envers les remplaçants toulousains au Parc des Princes, geste où il avait joué au pistolero. Comme tout cela est ridicule ! Décidément je redis une nouvelle fois que nous ne méritons pas les champions que nous avons, surtout quand on voit les tacles assassins de certains défenseurs, sans que cela ne prête à conséquence pour leurs auteurs à part peut-être un carton jaune.

Cela étant, quand on repense à l’affaire Leonardo, on ne s’étonne plus de rien dans le petit monde de notre Ligue1. Une Ligue 1 dont les clubs, à part le PSG évidemment, ne cessent de se ridiculiser dans les compétitions européennes, à commencer par l’Olympique Lyonnais et les Girondins de Bordeaux, tenus en échec ou battus respectivement hier soir par un club de milieu de tableau portugais et un club israélien, aux moyens nettement inférieurs aux leurs. Plutôt que gémir continuellement contre l’Etat, plutôt que réclamer des droits télés supérieurs, plutôt qu’essayer de faire délocaliser fiscalement l’AS Monaco, bref, plutôt que chercher des poux dans la tête de Monaco ou d’Ibrahimovic, les dirigeants de notre Ligue professionnelle feraient mieux de se réjouir d’avoir dans ses rangs deux équipes comme le PSG et l’AS Monaco, avec toutes leurs stars internationales. Ce ne sera pas avec l’OL, les Girondins, l’OGC Nice, l’AS Saint-Etienne, ni même l’OM que notre indice UEFA remontera, tous ces clubs étant déjà quasiment éliminés dans leur compétition européenne. Ce n’est pas non plus avec les clubs que j’ai cités que les droits télés vont augmenter, ou que les images de notre Ligue 1 vont s’exporter à l’étranger. Vraiment nous sommes un drôle de pays, avec des habitants jamais contents de leur sort, et toujours envieux du sort des autres…même si ces autres sont plus malheureux que nous.

En tout cas, pour ma part, je dis qu’en tant qu’amateur de football, je suis heureux de voir le PSG s’installer sur le toit de l’Europe, comme à l’époque bénie du Stade de Reims de Kopa, de l’AS Saint-Etienne de Rocheteau ou de l’OM de Papin, la différence se situant dans le fait que le PSG de nos jours est infiniment plus riche que les trois clubs que je viens de citer, et donc qu’il peut s’offrir à peu près qui il veut sur la planète football…ce qui ne l’empêche pas d’investir sur l’avenir avec ses Verratti, Marquinhos, Lucas, Rabiot ou Ongenda, tous âgés de 20 ans et moins, ce que les Rémois, les Stéphanois et les Marseillais de la grande époque n’avaient pas su faire une fois arrivés au sommet. Ce qui explique aussi, que toutes ces belles aventures dans les années 50 (Reims), 70 (Saint-Etienne) ou 90 (Marseille) aient duré ce que durent les roses, l’espace de quelques saisons.

Alors de grâce, que la Ligue de Football Professionnelle fasse de son mieux pour que nos arbitres soient plus performants, ce qui leur évitera de se mettre une pression telle qu’un des leurs expulse un Thiago Silva, modèle d’exemplarité sur un terrain, pour une simple demande d’explication. Qu’elle supprime cette ridicule Coupe de la Ligue, qui n’intéresse personne, plutôt que vouloir diminuer le nombre d’équipes de Ligue 1 dans le championnat. Qu’elle fasse entrer les clubs de Ligue 1 directement en seizièmes de finale de la Coupe de France pour les clubs encore qualifiés dans les compétitions européennes, si elle veut alléger le calendrier, et tout sera plus simple pour nos clubs professionnels. En somme, que les dirigeants de la LFP fassent en sorte que notre Ligue1 soit plus attractive pour que des investisseurs arrivent plus nombreux dans nos clubs, d’autant que ces clubs vont disposer de très beaux outils de travail avec des stades neufs ou remis à neuf (dans la perspective de l’Euro 2016), dont certains, si cela continue, ne serviront que pour des concerts de chanteurs de variétés.  Et oui, on a l’impression que dans notre petit monde du football professionnel, la devise est : Pourquoi faire simple, quand on peut faire compliqué ! Au fait, je voulais parler aujourd’hui d’Alberto Contador, mais je suis tellement ulcéré par certaines décisions ou réactions dans notre beau pays, que j’évoquerai le Pistolero la prochaine fois.

Michel Escatafal


A propos des grands buteurs français et étrangers…

fontaineEn lisant les journaux de sport et plus particulièrement ceux consacrés au football, je suis toujours surpris quand je lis ça et là que le PSG est dépendant d’Ibrahimovic, avec des réflexions du style : « Que serait le PSG sans Ibrahimovic » ? Mais que ces techniciens au petit pied se posent aussi la question de savoir ce que vaut le Barça sans Messi, ou le Real sans C. Ronaldo, ou l’Atlético de Madrid sans Falcao. D’ailleurs, à propos du Barça, on en a une idée très précise depuis mercredi dernier et le match F.C. Barcelone-PSG, puisqu’il a fallu l’entrée de Messi en deuxième mi-temps pour sauver le club catalan d’une élimination en 1/4 de finale de la Ligue des Champions.  Curieux que dans notre pays on passe son temps à chercher des problèmes là où il n’y en a pas ! Après tout, si des clubs mettent des dizaines de millions d’euros pour acquérir le grand attaquant qui va valoriser leur équipe, ce n’est quand même pas pour le laisser au placard, ou alors s’il le fait c’est que le club s’est trompé ou a des problèmes de gestion de l’effectif. Cela peut arriver quand on veut associer deux énormes stars évoluant plus ou moins dans la même zone, mais dans ce cas les grands clubs n’hésitent pas à en sacrifier un et à permettre à l’autre de continuer sa carrière ailleurs. C’est arrivé à plusieurs reprises au Barça, le club de Messi, dans lequel tour à tour Ibrahimovic et  Eto’o ont eu droit à un bon de sortie après avoir marqué quand même de nombreux buts. Ainsi Ibrahimovic a inscrit 24 buts en 42 matches au cours de sa seule saison au Barça (2009-2010). Je ne serais pas surpris que David Villa subisse le même sort à court terme, d’autant qu’il est moins prolifique en buts qu’Eto’o et Ibrahimovic.

En parlant des attaquants du Barça, cela me fait penser à Thierry Henry qui, lui aussi, a appartenu à cette race des très grands, dignes de ceux que j’ai cités précédemment, mais qui a pu se reconvertir lors de son arrivée au Barça au poste de ses débuts, à savoir celui d’attaquant excentré…ce qui ne l’a pas empêché de marquer 49 buts en 121 matches joués avec le F.C. Barcelone entre 2007 et 2010, dont  29 buts en 51 matches officiels (plus 14 passes décisives) lors de la saison 2008-2009. Un grand buteur ou plutôt un grand attaquant finit toujours par marquer beaucoup de buts quelles que soient les circonstances…et c’est ce qui les différencie de tous les autres joueurs opérant aux avant-postes. C’est pour cela que j’affirme qu’il faut savoir raison garder dans notre pays chaque fois qu’on a un joueur qui marque une vingtaine de buts ou plus dans la saison dans notre championnat de Ligue1. Cela arrive d’ailleurs assez souvent, du moins si l’on se fie au classement du meilleur buteur ces dernières saisons. Qu’on en juge, après l’ère de l’excellent avant de pointe portugais Pauleta (en gros jusqu’en 2007), et après Benzema  (meilleur buteur en 2007-2008 avec l’Olympique Lyonnais), qui depuis a fait son trou au Real Madrid, ce qui en dit long sur sa classe surtout avec la concurrence d’Higuain, nous avons eu successivement comme meilleurs buteurs, Gignac (à l’époque à Toulouse) avec 24 buts en 2008-2009, puis Niang (à l’époque à l’OM) avec 18 buts en 2009-2010, puis Sow (à l’époque au LOSC) en 2010-2011 avec 25 buts, devant Gameiro qui jouait au F.C. Lorient avec 22 buts,  et la saison passée Giroud (Montpellier) qui a marqué 21 buts.

Sans vouloir être critique, qu’ont fait les saisons suivantes Gignac, Niang, Sow, Gameiro et à présent Giroud, tous ces attaquants ayant changé de club par la suite ? Tout le monde connaît les déboires de Gignac à l’OM, avant de retrouver des couleurs cette saison, après deux années très décevantes, mais pour autant peut-on le considérer comme un avant-centre de classe internationale? Niang pour sa part a quitté l’OM pour la Turquie, sans rééditer ses exploits marseillais avant de partir au Qatar. Sow a suivi un peu le même chemin, en partant comme Niang dans un club turc, sans lui aussi réaliser des choses extraordinaires. Quant à Gameiro et Giroud, ils n’ont confirmé ou ne confirment ni l’un ni l’autre leur dernière saison à Lorient et à Montpellier dans leur nouveau club, le PSG pour Gameiro qui, la saison passée, n’avait pas Ibrahimovic comme concurrent, et Arsenal pour Giroud, même s’il joue assez régulièrement dans le club londonien, et même s’il a marqué 16 buts en 43 matches. Cela étant, pour l’instant il n’a pas fait oublier Van Persie…ce qui n’étonnera personne.

Tout cela pour dire que toute comparaison entre les meilleurs buteurs de la Ligue 1 et par exemple ceux de la Liga , sauf évidemment Ibrahimovic, relève de la fantaisie journalistique. Il faut s’y faire, mais le seul attaquant français de niveau international s’appelle Benzema, n’en déplaise à ceux qui lui reprochent son manque d’efficacité en équipe de France, mais il est un ton en dessous des tous meilleurs de la planète. Quant aux autres, ils sont très bons, surtout quand ils opèrent dans les bonnes équipes de notre championnat où on joue pour eux, comme c’est ou ce fut le cas pour Lorient, Montpellier ou l’actuel OM, largement en dessous de celui qui  arriva en finale (1991) ou qui gagna la Ligue des Champions (1993),  mais c’est insuffisant pour s’enflammer et faire la comparaison avec les meilleurs mondiaux.  En cela ils me rappellent quelques excellents buteurs que l’on a connus  par le passé. Sans remonter trop loin, on peut citer Pierre Sinibaldi (Stade de Reims), Baratte (LOSC), Grumelon (Stade Rennais) à la fin des années 40, Kargu (Girondins), Courteaux (OGC Nice), Bliard (Stade de Reims) dans les années 50, Masnaghetti (US Valenciennes) en 1962-1963, Simon et Gondet (F.C. Nantes) en 1964-1965 et 1965-1966, Sansonetti  (AC Ajaccio) en 1967-1968, André Guy (O. Lyon) en 1968-1969, Garande (AJ Auxerre) en 1983-1984, Zénier (FC Metz) en 1986-1987), Boli (RC Lens) et Ouedec (F.C. Nantes) en 1993-1994, ou encore Stéphane Guivarch (AJ Auxerre) en 1996-1997 et 1997-1998, sans oublier Djibrill Cissé (AJ Auxerre) en 2001-2002 et 2003-2004.

Les autres années ce sont des étrangers, comme le Tchèque Humpal (1948-1949), l’Algérien Oudjani (1963-1964), l’Argentin Onnis, le Croate Skoblar, qui détient le record avec 44 buts marqués pour l’OM en 1970-1971 devant le Stéphanois Salif Keita qui en avait marqué 42 cette même année, l’Argentin Bianchi dans les années 70 et même 80 pour ce dernier, l’Allemand Kostedde (1979-1980), le Bosniaque Halilhodzic (années 80), le Croate Boksic (1993), le Brésilien Sonny Anderson (années 90 et début 2000 avec Lyon) aussi prolifique que son homonyme suédois, prénommé Gunnar,  qui fit les beaux jours de l’OM au début des années 50, tous très connus. Cela dit, le football français a eu, lui  aussi,  quelques uns des plus beaux spécimens que le football ait produits comme buteur. Dans les années 50 il y eut bien sûr le Racingman Cisowski, le Nancéien et Rémois Piantoni  et le meilleur de tous (toutes époques confondues), Just Fontaine (OGC Nice et Stade de Reims), qui possède des ratios ébouriffants proches de ceux de Pelé et Puskas ( 197 buts pour 235 matches en club et 30 buts en 21 sélections nationales), supérieurs à ceux de Messi surtout en équipe nationale. Mais on n’oubliera pas non plus le Stéphanois de la grande époque (années 70) Hervé Revelli, le Marseillais Jean-Pierre Papin, meilleur buteur entre 1987 et 1992, et plus récemment le Bordelais Sylvain Wiltord (1998-1999). Tous ces joueurs français que je viens de citer avaient eux la vraie pointure internationale, certains comme Papin (AC Milan et Bayern) et Wiltord (Arsenal) ayant fait plus tard les beaux jours de grands clubs étrangers, comme auraient pu le faire si l’époque s’y était prêtée  Cisowski, Piantoni, Fontaine et Hervé Revelli. En effet à ce moment les joueurs français s’expatriaient peu.

Un dernier mot enfin, pour noter que ni le Franco-Argentin Nestor Combin, un des chouchous des supporters lyonnais (78 buts en 131 matches entre 1959 et 1964) avant de partir en Italie (Juventus, Torino, Varese et Milan AC), ni Michel Platini (AS Nancy-Lorraine et AS Saint-Etienne) ne figurent parmi ceux qui ont obtenu le titre de meilleur buteur en France. Cependant  Platini se rattrapera largement de cette anomalie, en devenant  entre 1983 et 1985, trois fois consécutivement meilleur buteur de la Série A italienne, à l’époque le meilleur championnat du monde. Pour mémoire je rappellerais que Michel Platini, était d’abord un meneur de jeu (numéro 10), et qu’il a marqué 125 buts en 214 matches avec l’AS Nancy-Lorraine, 82 buts en 145 matches avec l’AS Saint-Etienne, et 104 en 224 matches avec la Juventus, sans oublier ses 41 buts en 72 sélections avec l’équipe de France. Enfin, on ne trouve pas trace non plus au palmarès des meilleurs buteurs de Ligue 1, de trois autres buteurs de classe mondiale en plus du Malien de Saint-Etienne Salif Keita (259 buts en 404 matches officiels dans sa carrière), ayant eux aussi débuté en France avant de s’expatrier, et pouvant afficher des statistiques comparables à celles de Platini. Il s’agit de Didier Drogba qui a marqué 237 buts en 540 matches dans ses divers clubs (dont l’OM en 2003-2004) plus 60 buts en sélection (96), Thierry Henry, dont j’ai déjà parlé,  avec ses 341 buts pour 732 matches en club et ses 52 buts en sélection (123), et David Trezeguet, qui affiche 260 buts en ayant joué 515 matches officiels, plus 34 buts en sélection (71). Comme on le voit, ne pas être meilleur buteur de Ligue 1 n’interdit pas de figurer parmi les meilleurs attaquants de l’histoire…ce qui relativise ce classement dont on nous parle beaucoup lors de chaque soirée de championnat.

Michel Escatafal


Le championnat de Ligue 1 est-il aussi faible que certains le disent ?

Ligue1Avant d’aborder le sujet dont je veux parler, la compétitivité de la Ligue 1 sur le plan international, il y a deux informations qui m’ont paru curieuses ces deux derniers jours. La première, c’est le fait que le FC Barcelone veuille porter plainte auprès de l’UEFA…contre l’arbitre de la rencontre PSG-FC Barcelone de mardi dernier. Voilà une nouvelle incongrue qui en dit plus long que nombre de commentaires sur la peur que le club parisien inspire au Barça, surtout si Messi ne devait pas jouer. Il est vrai  que le PSG aurait pu gagner le match-aller, et qu’il possède quand même plusieurs joueurs de très haut niveau international comme Ibrahimovic, Lavezzi, Lucas, Thiago Silva, bientôt Verratti, sans oublier évidemment Blaise Matuidi qui sera absent au Camp Nou pour le match retour.

Et pourquoi donc le Barça veut-il porter plainte ? Parce que l’arbitre a validé le but d’Ibrahimovic (hors-jeu) en ayant laissé le jeu se dérouler, alors que Barcelone avait deux joueurs blessés en même temps. Voilà qui ne fait pas très sérieux pour un club comme le FC Barcelone ! En effet, si effectivement l’arbitre s’est trompé sur le but d’Ibrahimovic, ce n’est pas le premier à qui pareille erreur est arrivée, ni le dernier. En revanche on ne peut pas suspecter l’arbitre d’avoir fait un arbitrage « à la maison », comme on dit, quand on pense au pénalty accordé au Barça, que bien d‘autres arbitres n’auraient pas sifflé parce que l’attaquant catalan (Sanchez) avait perdu le ballon, sans parler du carton jaune de Matuidi, élément clé du dispositif du PSG, pour une faute qui ne méritait sans doute pas une sanction aussi sévère. Bref, il y a un peu de mauvaise foi de la part des dirigeants du Barça, club qui, lui-même, a bénéficié assez souvent de la mansuétude des arbitres à son égard, notamment lors de ses confrontations avec Chelsea en Ligue des Champions. Didier Drogba peut en témoigner !

Autre nouvelle qui fait parler : ce qu’aurait dit Zlatan Ibrahimovic à propos de la venue de Rooney à Paris cet été. J’emploie le conditionnel, parce que le Paris Saint Germain est tellement riche qu’on lui prête des tas d’intentions…qu’il n’a pas nécessairement. Dès qu’un joueur est fort, ou se révèle, on l’envoie à Paris, puisque désormais le PSG fait partie des grands d’Europe, après à peine un an et demi d’existence sous sa nouvelle formule. Alors on parle outre C. Ronaldo et Rooney, de Vidal (Juventus), Isco (Malaga), Hulk (Zénith), Cavani (Naples) ou encore D. Alves (Barcelone) et Bale (Tottenham). Bien sûr tous ces joueurs ne viendront pas au PSG. Qu’en ferait-il ? Mais sans doute un, deux ou trois d’entre eux rejoindra la phalange parisienne, ce qui ne fera qu’augmenter sa puissance de feu. En outre, désormais tout le monde veut bien venir à Paris…car c’est la certitude pour un grand joueur de jouer les premiers rôles en Europe (« nous voulons être le meilleur club en Europe » dixit Ibrahimovic) et, accessoirement, de gagner beaucoup d’argent.

Après ce long préambule, essayons de voir à présent si le championnat de Ligue 1 est aussi faible que certains veulent bien le dire. En disant certains, je veux parler uniquement de ceux qui parlent posément du sujet, et non de ceux dont la réflexion ne dépasse pas la hauteur du gazon. Fermons la parenthèse, pour dire que La Ligue 1 n’a jamais eu la réputation d’un championnat au niveau très élevé, sauf peut-être dans les années 50 avec le Stade de Reims, le Lille OSC, le Racing de Paris ou l’OGC Nice, époque où la France gardait ses meilleurs joueurs. A ma connaissance, dans ces années-là, seuls Kopa et Bonifaci se sont expatriés parmi nos meilleurs joueurs, ce qui veut dire que tous les autres jouaient en France (Fontaine, Piantoni, Vincent, Douis, Jonquet, Mekloufi, Penverne, Marcel, Ujlaki, Kaelbel, Lerond, Marche, Zitouni etc.). En outre, nos clubs bénéficiaient de la présence de quelques très grands joueurs étrangers, qui bonifiaient encore plus nos meilleures équipes (Amalfi, Andersson, Appel, Di Loretto, Muro, Carniglia, Stojaspal, Mellberg, Brodd, Van Rhyn, Rijvers, Gonzales etc.).

En revanche, dans les années 60, l’interdiction de recruter des étrangers, sauf ceux qui avaient des origines françaises (les Franco-Argentins De Bourgoing, Combin, Rambert, Maison, Gauthier), a beaucoup affaibli nos clubs par rapport à des pays comme l’Espagne ou l’Italie qui recrutaient à tour de bras les meilleurs joueurs étrangers depuis la décennie précédente. Les frontières se rouvrirent ensuite dans les années 70, avec l’arrivée de quelques vedettes internationales comme Magnusson et Skoblar à l’OM, Curkovic et Piazza à Saint-Etienne, Rep à Bastia, Onnis à Monaco, Mihajlovic à Lyon, Katalinski et Bjekovic à Nice, mais cela ne suffisait pas pour rendre nos clubs plus redoutables par rapport aux meilleurs du continent. Ce le sera finalement dans la décennie 90, grâce à l’OM et au PSG, les deux seuls clubs à avoir inscrit leur nom au palmarès européen…parce qu’ils avaient su garder ou récupérer les meilleurs joueurs français, et parce qu’ils avaient su investir pour recruter quelques joueurs de haut niveau international. Parmi eux, on citera Mozer, Waddle, Boksic, Abedi Pelé à l’OM, et Rai, Ricardo, Valdo, Weah au PSG, pour ne citer que des footballeurs figurant dans les équipes ayant remporté la Ligue des Champions (1993) ou la Coupe des Coupes (1996).

Comme on peut le voir la présence de grands joueurs nés et formés hors de l’Hexagone a beaucoup joué, comme elle joue tout autant aujourd’hui au PSG, où seuls trois ou quatre Français jouent régulièrement dans l’équipe type (Matuidi, Jallet, voire Chantome et Menez). C’est ainsi, et l’on n’y peut rien, depuis l’ouverture obligatoire des frontières européennes. Cela dit, mis à part l’OM et le PSG (une seule fois pour les deux clubs), aucune autre équipe française n’a gagné une compétition européenne, contrairement à nos voisins européens, ce qui fait écrire que le niveau de notre championnat est faible, ce qui est faux. Certes, il n’y a plus un seul club français qualifié en Ligue Europa, la Ligue des Champions de consolation, alors qu’il y a des clubs portugais, russes, turcs et suisse, mais qui peut croire sérieusement que Bâle ou Fenerbache sont supérieurs à l’OM, l’Olympique Lyonnais ou même l’AS Saint-Etienne ?

D’ailleurs, ceux qui n’entendent rien au football ne cessent de citer la défaite de Marseille contre Limassol, mais là aussi, qui peut imaginer que le club chypriote avait une équipe supérieure à celle de Marseille ? Personne. En revanche ce que l’on peut parfaitement comprendre, c’est que les clubs français n’aient pas les moyens de compter dans leurs rangs 25 joueurs susceptibles d’opérer dans l’équipe fanion de leur club, seule condition chez nous, avec un championnat très serré, pour jouer sur les deux tableaux, français et européens. Les clubs français, à l’exception bien sûr du PSG, sont obligés de recruter malin parce que sous surveillance de la DNCG, ce qui explique que leur priorité va au championnat de Ligue1, celui-ci ouvrant la perspective de disputer la lucrative Ligue des Champions, ce qui n’est pas le cas de la Ligue Europa, dont le vainqueur n’est même pas qualifié d’office pour cette Ligue des Champions. Voilà une des raisons qui font que la motivation des équipes françaises est d’abord hexagonale, avant d’être européenne.

Quel est le banc de l’OM, de l’OL ou des l’ASSE, si on le compare à celui du Real, de Barcelone, du Bayern, de la Juve ou…du PSG ? N’oublions pas que mardi, il y avait sur le banc du PSG des joueurs comme Douchez le gardien, Van der Wiel, mais aussi Sakho, Armand, Verratti, Chantome, Ménez et Gameiro, sans oublier Thiago Motta blessé, autant d’éléments qui auraient leur place dans l’équipe type partout ailleurs en France et dans de nombreux clubs de premier plan en Europe. Voilà pourquoi le PSG est le seul club français susceptible de jouer sur plusieurs tableaux, ce qui lui vaut aussi de disputer 38 matches de coupe dans son championnat face à des équipes hyper motivées, quitte à s’effondrer les matches suivants. C’est comme cela que le PSG a été devancé l’an passé par Montpellier…aujourd’hui à la septième place du classement à 16 points du PSG !

Et cette année, si les Parisiens ne dominent pas le championnat autant qu’on pourrait l’imaginer, c’est parce que des clubs comme le Stade Rennais, le Stade de Reims ou l’OGC Nice ont disputé le match de leur vie pour battre Paris et ses stars. En outre, même si le niveau n’est pas très élevé, celui-ci est plus homogène que dans nombre de pays, d’où l’intensité et le suspense du championnat de Ligue1, tant pour le haut du classement que pour éviter la relégation…catastrophique sur le plan financier pour les clubs concernés, comme serait catastrophique pour l’OM et l’OL une non qualification dans la Ligue des Champions. Et ce n’est pas la « fumeuse » taxe à 75% qui va aider les clubs français. Décidément, nos clubs de football ne sont pas gâtés par rapport à leurs homologues étrangers !

Michel Escatafal