Du mercato à l’Allianz Riviera en passant par l’histoire de l’OGC Nice…

Stade du RayOuf, nous allons être tranquilles pour trois mois en attendant le prochain mercato de football! Que retenir de celui qui vient de se terminer ? Le transfert record de Bale (plus ou moins 100 millions d’euros) au Real Madrid, en partie compensé par le départ d’Ozil (Arsenal pour à peu près 50 millions), le meneur de jeu allemand…ce qui ne réjouit guère nombre d’aficionados madrilènes, peu convaincus par le fait que Bale soit, théoriquement, deux fois meilleur qu’Ozil. Un dernier mot enfin, le Paris SG est en train de devenir un grand club : la preuve, le club parisien malgré tous ses moyens, à coup sûr plus importants que ceux du Real, s’est « contenté » de son recrutement de juillet, ce qui est une bonne chose.

Il faudra simplement que ses supporters grandissent, et ne tirent pas constamment sur Laurent Blanc, dont on rappellera que, pour le moment, il fait mieux que Carlo Ancelotti en termes de points, en attendant de démontrer qu’il peut faire beaucoup mieux en ce qui concerne la manière de jouer. En ne tirant pas non plus sur Pastore, voué pour le moment au destin de Didi au Real à l’époque de Di Stefano, Kopa et Puskas. Comme quoi, même avec un talent extraordinaire on peut avoir du mal à faire l’unanimité ! C’est le football, et comme dit le musicien et compositeur espagnol Luis Eduardo Aute : « un monde sans football serait terrible. Je ne peux l’imaginer ! »

Et puisqu’on parle de talent, une question me vient à l’esprit : Ribéry est-il oui ou non un joueur capable d’être au niveau des plus de l’histoire ? N’ayant joué au football que dans les cours de récréation ou dans une équipe de lycée, j’avoue que je ne saurais répondre par moi-même à cette question. Cela dit, ayant la possibilité de regarder la télévision, et ayant de la mémoire, je n’arrive pas à imaginer Ribéry au niveau de Messi ou de Ronaldo, pour ne parler que des attaquants contemporains. Certes il ne joue pas tout à fait au Bayern le même rôle que les deux autres dans leur équipe respective, mais il me semble que Ribéry est loin d’avoir la même influence dans le collectif du Bayern que Messi dans celui du Barça ou C. Ronaldo dans celui du Real.

En fait, en évoquant le mot collectif, c’est surtout le collectif du Bayern de Munich qui sert Ribéry et, pour ceux qui n’en seraient pas convaincus, il suffit de voir ses statistiques et même le poids de son influence en Equipe de France (12 buts en 74 sélections). On me fera remarquer que Messi comme Ronaldo sont loin d’avoir le même rayonnement  en équipe nationale que dans leur club respectif, mais il est quand même supérieur à celui de Ribéry, même si ce dernier est un grand joueur, le meilleur français en tout cas. Cela étant s’il décroche le Ballon d’Or 2013, ce qui est vraisemblable après avoir été élu joueur européen de l’année, il fera partie des lauréats comme le furent Belanov, Simonssen, Papin ou Sammer plutôt que comme l’ont été les trois autres Français à l’avoir, Kopa, Platini et Zidane ou comme aurait dû l’être Thierry Henry, battu par Nedved en 2003.

Autre réflexion qui me vient à l’esprit, la capacité des clubs français à évoluer au niveau européen. Tous les joueurs, y compris les meilleurs, qui opèrent en France, affirment que notre championnat est très difficile. Carlo Ancelotti, dont l’expérience n’est plus à démontrer, s’en est aussi rendu compte, comme en témoigne son échec lors de sa première année au PSG, où le club francilien, malgré un effectif infiniment supérieur quantitativement et qualitativement, a dû s’incliner contre la modeste équipe de Montpellier. Et l’an passé, l’OM a menacé jusqu’au bout les Parisiens, la différence ne se faisant que dans les tous derniers matches. Et pourtant nos clubs sont inexistants dans le concert européen, sauf le PSG la saison dernière.

Cependant en termes de budget, malgré les récriminations des présidents de certains clubs, nos équipes françaises ne sont pas plus mal loties que dans nombre de pays, à commencer par le Portugal qui devance largement la France à l’indice UEFA, sans parler du Danemark ou Chypre aux moyens infiniment moindres. Si j’écris cela c’est parce qu’un club danois (Ejsberg) et un autre qui est chypriote (Apollon Limassol) ont éliminé l’AS Saint-Etienne (actuel troisième de Ligue1) et l’OGC Nice du tour préliminaire de la Ligue Europa, tout comme l’OM battu l’an passé par un autre club chypriote, l’AEL Limassol, en Ligue Europa (3-0 au match retour). Ahurissant !

En revanche les clubs des grands championnats ont tous, ou presque, réussi à se qualifier pour la suite de cette Ligue Europa, ce qui n’améliorera pas notre classement européen, lequel détermine le nombre de clubs engagés directement dans les compétitions européennes. Et, malgré son « recrutement malin », on ne se fait guère d’illusions sur le sort de l’Olympique de Marseille dans sa poule de Ligue des Champions, avec comme opposants le Borussia Dortmund, Arsenal et Naples. Rien que du lourd, du trop lourd sans doute, comme on a pu le voir dimanche soir, où l’OM a été battu par le nouvel ogre de notre championnat, l’AS Monaco, seule équipe à pouvoir rivaliser avec le PSG cette année. Un PSG qui en revanche a bénéficié d’un tirage beaucoup plus clément avec l’Olympiakos, Benfica et Anderlecht, ces deux derniers clubs ayant un présent très inférieur à leur passé.

Enfin pour terminer ce petit tour d’horizon, je vais évoquer la fin d’un stade qui a servi de terrain de jeux à un des dix meilleurs clubs de l’histoire du football français, l’Olympique Gymnase Club de Nice. Ce club en effet a été quatre fois champion de France en 1951, 1952, 1956 et 1959, et trois fois vainqueur de la Coupe en 1952 (doublé), 1954 et 1997. Mais l’OGC Nice a été aussi trois fois deuxième du championnat en 1968, 1973 et 1976, deux ans avant d’aller en finale de la Coupe de France, battu par l’AS Nancy de Michel Platini, sorte de chant du cygne du club de la Côte d’Azur. Certes les Niçois remportèrent par la suite la Coupe de France, en 1997, et furent finalistes de la Coupe de la Ligue en 2006, mais il s’agit surtout dans ces deux derniers cas de performances sans lendemain. Sur le plan européen, là aussi il faut remonter aux années 50 pour trouver trace de performances significatives, avec deux quarts de finale en 1957 et 1960, et une finale de Coupe Latine (ancêtre de la Coupe d’Europe) où les Niçois furent battus par le F.C. Barcelone (1952).

Evidemment comme on peut le constater à travers cette énumération de titres, l’essentiel de la gloire niçoise se situa dans la décennie 50, où l’OGC Nice fut le seul club à pouvoir rivaliser avec le grand Stade de Reims de Kopa, Fontaine, Piantoni, Vincent, Penverne et Jonquet. Ces Niçois s’appelaient en 1952, l’année de leur doublé, Domingo leur excellent gardien, Firoud, Poitevin, l’Argentin Gonzales, Belver, le Luxembourgeois Nuremberg, un autre Argentin, Carniglia, qui deviendra entraîneur du grand Real (1957 à 1959), Coutreux, Cesari, Ben Tifour, sans oublier Antoine Bonifaci, seul joueur français avec Kopa à s’expatrier dans la décennie 50, lui aussi avec succès (champion d’Italie en 1954 avec l’Inter de Milan). Mais l’équipe de 1954 n’était pas mal non plus avec le renfort de joueurs comme Mahjoub, Just Fontaine et le surdoué ex-Hongrois Joseph Ujlaki, lequel aura eu la malchance d’arriver à son sommet au même moment que Raymond Kopa.

Cela dit, l’équipe qui remporta son dernier titre en 1959 était aussi remarquable tant par son jeu que par ses individualités, avec Lamia dans les buts, les arrières Gonzales et Chorda, les demis Cornu et Milazzo, et devant Foix, Barrou, Alba, l’inusable Nuremberg et le meneur de jeu argentin de grande classe Alberto Muro. Quelle équipe là aussi ! Elle arrivera jusqu’en quart de finale de la Coupe d’Europe, éliminée seulement par le Real Madrid de Di Stefano et Puskas, après avoir battu ce même Real au stade du Ray lors du match aller (3-2).

La deuxième belle période de l’OGC Nice aura lieu dans les années 70, mais à un niveau nettement inférieur. Et pourtant il y avait du beau monde dans l’équipe de 1978, battu en finale de la Coupe, avec Baratelli dans les buts, mais aussi les arrières Zambelli, Katalinski l’international yougoslave bosniaque, les milieux Guillou et Jouve, ou les attaquants Toko, Huck et Bjekovic, autre international yougoslave (serbe), qui était un excellent buteur (85 buts en 143 matches avec l’OGCN). Evidemment l’équipe qui remporta la Coupe de France en 1997, face à Guingamp, n’avait rien à voir avec celle de 1978 et encore moins avec celles des années 50. Qui se rappelle de Valencony le gardien, des arrières Savini, Salimi, Tatarian et Gomis, des milieux Fugen, De Neef, Gioria, Onorati ou des attaquants Chaouch et Kubica ? Peu de monde en dehors peut-être des supporters niçois. En tout cas, une finale entre cet OGC Nice et l’En Avant Guingamp, montre à quel point la Coupe de France peut réserver des surprises, surtout quand on pense que cette année-là il y avait parmi les huit quart de finalistes deux clubs de National (Créteil et Clermont Foot), et deux clubs de deuxième division (Laval et Troyes), comme on disait à l’époque.

Fermons la parenthèse pour dire que le stade du Ray était vraiment indigne de nos jours d’une ville comme Nice avec sa vétusté et ses 18 ou 19.000 places. Il sera remplacé à partir de ce mois par une enceinte très moderne de 35.000 places (l’Allianz Riviera), en espérant que l’équipe de l’OGC Nice se maintienne en Ligue 1, et redevienne une des meilleures de notre championnat. Combien d’équipes ont vu refaire leur stade depuis une vingtaine d’années et ont sombré par la suite ? Le RC de Lens est en Ligue 2, le FC Nantes vient tout juste de remonter en Ligue 1 après un long purgatoire en Ligue 2, le RC Strasbourg est en National, Le Mans FC vient d’être relégué en Divion d’Honneur avec son stade flambant neuf de 25.000 places, tout comme le Grenoble Foot 38 avec son beau stade des Alpes de 20.000 places. Cela dit, il y a au moins des gens qui sont heureux de pouvoir disposer de pareilles enceintes : les rugbymen. Ceux du F.C. Grenoble, club en plein renouveau depuis son accession en Top 14, et à un degré moindre le RC Toulon qui va jouer ses matches de gala à l’Allianz Riviera de Nice. Et avec le RCT, champion d’Europe, des matches de gala il y en aura fatalement lors de la venue du Stade Toulousain, de Clermont-Auvergne ou encore du Racing Métro, sans oublier les matches de H Cup.

Michel Escatafal


Le championnat de Ligue 1 est-il aussi faible que certains le disent ?

Ligue1Avant d’aborder le sujet dont je veux parler, la compétitivité de la Ligue 1 sur le plan international, il y a deux informations qui m’ont paru curieuses ces deux derniers jours. La première, c’est le fait que le FC Barcelone veuille porter plainte auprès de l’UEFA…contre l’arbitre de la rencontre PSG-FC Barcelone de mardi dernier. Voilà une nouvelle incongrue qui en dit plus long que nombre de commentaires sur la peur que le club parisien inspire au Barça, surtout si Messi ne devait pas jouer. Il est vrai  que le PSG aurait pu gagner le match-aller, et qu’il possède quand même plusieurs joueurs de très haut niveau international comme Ibrahimovic, Lavezzi, Lucas, Thiago Silva, bientôt Verratti, sans oublier évidemment Blaise Matuidi qui sera absent au Camp Nou pour le match retour.

Et pourquoi donc le Barça veut-il porter plainte ? Parce que l’arbitre a validé le but d’Ibrahimovic (hors-jeu) en ayant laissé le jeu se dérouler, alors que Barcelone avait deux joueurs blessés en même temps. Voilà qui ne fait pas très sérieux pour un club comme le FC Barcelone ! En effet, si effectivement l’arbitre s’est trompé sur le but d’Ibrahimovic, ce n’est pas le premier à qui pareille erreur est arrivée, ni le dernier. En revanche on ne peut pas suspecter l’arbitre d’avoir fait un arbitrage « à la maison », comme on dit, quand on pense au pénalty accordé au Barça, que bien d‘autres arbitres n’auraient pas sifflé parce que l’attaquant catalan (Sanchez) avait perdu le ballon, sans parler du carton jaune de Matuidi, élément clé du dispositif du PSG, pour une faute qui ne méritait sans doute pas une sanction aussi sévère. Bref, il y a un peu de mauvaise foi de la part des dirigeants du Barça, club qui, lui-même, a bénéficié assez souvent de la mansuétude des arbitres à son égard, notamment lors de ses confrontations avec Chelsea en Ligue des Champions. Didier Drogba peut en témoigner !

Autre nouvelle qui fait parler : ce qu’aurait dit Zlatan Ibrahimovic à propos de la venue de Rooney à Paris cet été. J’emploie le conditionnel, parce que le Paris Saint Germain est tellement riche qu’on lui prête des tas d’intentions…qu’il n’a pas nécessairement. Dès qu’un joueur est fort, ou se révèle, on l’envoie à Paris, puisque désormais le PSG fait partie des grands d’Europe, après à peine un an et demi d’existence sous sa nouvelle formule. Alors on parle outre C. Ronaldo et Rooney, de Vidal (Juventus), Isco (Malaga), Hulk (Zénith), Cavani (Naples) ou encore D. Alves (Barcelone) et Bale (Tottenham). Bien sûr tous ces joueurs ne viendront pas au PSG. Qu’en ferait-il ? Mais sans doute un, deux ou trois d’entre eux rejoindra la phalange parisienne, ce qui ne fera qu’augmenter sa puissance de feu. En outre, désormais tout le monde veut bien venir à Paris…car c’est la certitude pour un grand joueur de jouer les premiers rôles en Europe (« nous voulons être le meilleur club en Europe » dixit Ibrahimovic) et, accessoirement, de gagner beaucoup d’argent.

Après ce long préambule, essayons de voir à présent si le championnat de Ligue 1 est aussi faible que certains veulent bien le dire. En disant certains, je veux parler uniquement de ceux qui parlent posément du sujet, et non de ceux dont la réflexion ne dépasse pas la hauteur du gazon. Fermons la parenthèse, pour dire que La Ligue 1 n’a jamais eu la réputation d’un championnat au niveau très élevé, sauf peut-être dans les années 50 avec le Stade de Reims, le Lille OSC, le Racing de Paris ou l’OGC Nice, époque où la France gardait ses meilleurs joueurs. A ma connaissance, dans ces années-là, seuls Kopa et Bonifaci se sont expatriés parmi nos meilleurs joueurs, ce qui veut dire que tous les autres jouaient en France (Fontaine, Piantoni, Vincent, Douis, Jonquet, Mekloufi, Penverne, Marcel, Ujlaki, Kaelbel, Lerond, Marche, Zitouni etc.). En outre, nos clubs bénéficiaient de la présence de quelques très grands joueurs étrangers, qui bonifiaient encore plus nos meilleures équipes (Amalfi, Andersson, Appel, Di Loretto, Muro, Carniglia, Stojaspal, Mellberg, Brodd, Van Rhyn, Rijvers, Gonzales etc.).

En revanche, dans les années 60, l’interdiction de recruter des étrangers, sauf ceux qui avaient des origines françaises (les Franco-Argentins De Bourgoing, Combin, Rambert, Maison, Gauthier), a beaucoup affaibli nos clubs par rapport à des pays comme l’Espagne ou l’Italie qui recrutaient à tour de bras les meilleurs joueurs étrangers depuis la décennie précédente. Les frontières se rouvrirent ensuite dans les années 70, avec l’arrivée de quelques vedettes internationales comme Magnusson et Skoblar à l’OM, Curkovic et Piazza à Saint-Etienne, Rep à Bastia, Onnis à Monaco, Mihajlovic à Lyon, Katalinski et Bjekovic à Nice, mais cela ne suffisait pas pour rendre nos clubs plus redoutables par rapport aux meilleurs du continent. Ce le sera finalement dans la décennie 90, grâce à l’OM et au PSG, les deux seuls clubs à avoir inscrit leur nom au palmarès européen…parce qu’ils avaient su garder ou récupérer les meilleurs joueurs français, et parce qu’ils avaient su investir pour recruter quelques joueurs de haut niveau international. Parmi eux, on citera Mozer, Waddle, Boksic, Abedi Pelé à l’OM, et Rai, Ricardo, Valdo, Weah au PSG, pour ne citer que des footballeurs figurant dans les équipes ayant remporté la Ligue des Champions (1993) ou la Coupe des Coupes (1996).

Comme on peut le voir la présence de grands joueurs nés et formés hors de l’Hexagone a beaucoup joué, comme elle joue tout autant aujourd’hui au PSG, où seuls trois ou quatre Français jouent régulièrement dans l’équipe type (Matuidi, Jallet, voire Chantome et Menez). C’est ainsi, et l’on n’y peut rien, depuis l’ouverture obligatoire des frontières européennes. Cela dit, mis à part l’OM et le PSG (une seule fois pour les deux clubs), aucune autre équipe française n’a gagné une compétition européenne, contrairement à nos voisins européens, ce qui fait écrire que le niveau de notre championnat est faible, ce qui est faux. Certes, il n’y a plus un seul club français qualifié en Ligue Europa, la Ligue des Champions de consolation, alors qu’il y a des clubs portugais, russes, turcs et suisse, mais qui peut croire sérieusement que Bâle ou Fenerbache sont supérieurs à l’OM, l’Olympique Lyonnais ou même l’AS Saint-Etienne ?

D’ailleurs, ceux qui n’entendent rien au football ne cessent de citer la défaite de Marseille contre Limassol, mais là aussi, qui peut imaginer que le club chypriote avait une équipe supérieure à celle de Marseille ? Personne. En revanche ce que l’on peut parfaitement comprendre, c’est que les clubs français n’aient pas les moyens de compter dans leurs rangs 25 joueurs susceptibles d’opérer dans l’équipe fanion de leur club, seule condition chez nous, avec un championnat très serré, pour jouer sur les deux tableaux, français et européens. Les clubs français, à l’exception bien sûr du PSG, sont obligés de recruter malin parce que sous surveillance de la DNCG, ce qui explique que leur priorité va au championnat de Ligue1, celui-ci ouvrant la perspective de disputer la lucrative Ligue des Champions, ce qui n’est pas le cas de la Ligue Europa, dont le vainqueur n’est même pas qualifié d’office pour cette Ligue des Champions. Voilà une des raisons qui font que la motivation des équipes françaises est d’abord hexagonale, avant d’être européenne.

Quel est le banc de l’OM, de l’OL ou des l’ASSE, si on le compare à celui du Real, de Barcelone, du Bayern, de la Juve ou…du PSG ? N’oublions pas que mardi, il y avait sur le banc du PSG des joueurs comme Douchez le gardien, Van der Wiel, mais aussi Sakho, Armand, Verratti, Chantome, Ménez et Gameiro, sans oublier Thiago Motta blessé, autant d’éléments qui auraient leur place dans l’équipe type partout ailleurs en France et dans de nombreux clubs de premier plan en Europe. Voilà pourquoi le PSG est le seul club français susceptible de jouer sur plusieurs tableaux, ce qui lui vaut aussi de disputer 38 matches de coupe dans son championnat face à des équipes hyper motivées, quitte à s’effondrer les matches suivants. C’est comme cela que le PSG a été devancé l’an passé par Montpellier…aujourd’hui à la septième place du classement à 16 points du PSG !

Et cette année, si les Parisiens ne dominent pas le championnat autant qu’on pourrait l’imaginer, c’est parce que des clubs comme le Stade Rennais, le Stade de Reims ou l’OGC Nice ont disputé le match de leur vie pour battre Paris et ses stars. En outre, même si le niveau n’est pas très élevé, celui-ci est plus homogène que dans nombre de pays, d’où l’intensité et le suspense du championnat de Ligue1, tant pour le haut du classement que pour éviter la relégation…catastrophique sur le plan financier pour les clubs concernés, comme serait catastrophique pour l’OM et l’OL une non qualification dans la Ligue des Champions. Et ce n’est pas la « fumeuse » taxe à 75% qui va aider les clubs français. Décidément, nos clubs de football ne sont pas gâtés par rapport à leurs homologues étrangers !

Michel Escatafal